Notre principal a-t-il le droit de nous interdire d’amener cafetière pour le café, thermos de thé, gâteaux et de rafler nos tasses et notre micro-ondes du jour au lendemain ?

Notre chef d’établissement exige maintenant que nous déposions toutes nos « commandes » de photocopies 48H à l’avance au secrétariat, en a-t-il le droit ?

Voilà des questions, parmi d’autres, que nos posent les collègues, parfois désarmés.

La réponse n’est pas simple face à de tels abus de pouvoirs, de plus en plus fréquents, et qui semblent à la fois dérisoires et despotiques.
Non, malgré la volonté de certains, la loi ne régit pas – encore – tous les actes de la vie !

Certains chefs d’établissement, qui se sentent pousser des ailes pour tout régenter, ne font que profiter de rapports de force locaux : là où ils sentent une résistance moindre, ils avancent leurs pions…

Entamer une procédure juridique complexe, quand elle est possible, apparaît dès lors beaucoup moins simple que de réhabiliter l’appel au bon sens et l’action collective : quoi de plus efficace qu’une délégation campée dans le bureau du chef d’établissement, tant qu’une réponse satisfaisante n’est pas donnée. ?

Dans bien des domaines, la seule loi qui régit les rapports dans les établissements est celle… du(des) plus fort(s).

laurent.cavelier@rouen.snes.edu