Bilan du mouvement 2014.

- Les chiffres :

1315 collègues certifiés ou agrégés ont demandé leur mutation cette année, dont 390 (30% du total) étaient obligés de le faire, soit parce qu’ils arrivaient sur l’académie (néotitulaires ou mouvement inter) soit parce qu’ils étaient victimes de mesure de carte scolaire.

626 collègues ont obtenu une mutation, dont 77 en extension.

Ainsi, 48% des demandeurs ont été mutés. Mais hors demande obligatoire, il n’y a que 25% des demandeurs à avoir obtenu satisfaction... Le mouvement 2014, comme les précédents, apparaît très restreint faute de postes en nombre suffisant. Il faut noter de plus que 63 postes au moins apparaissaient comme « bloqués » dans les documents du Rectorat, la plupart pour servir de « berceau » d’accueil pour des stagiaires.

Enfin, 562 postes (fixes et ZR) étaient vacants avant le début du mouvement, 68 postes fixes restent vacants à l’issue du travail en commission paritaire, soit un taux de remplissage de 88%.

- Être muté ou pas... Ça dépend des matières...

En dehors des mutations obligatoires (néo-titulaires, entrants dans l’académie, mesures de carte scolaire), les « chances » d’obtenir une mutation varient selon les matières...

Ainsi, les collègues de Technologie sont les mieux lotis, avec une chance sur deux d’obtenir une mutation. Les collègues d’Allemand, d’Arts Plastiques, de Mathématiques ou de Lettres Modernes par exemple ont une chance sur trois d’obtenir l’un de leurs vœux. En Espagnol ou en Histoire-Géographie, ce n’est plus qu’un collègue sur cinq demandeurs qui mute. Enfin, en Philosophie, SES ou Éducation musicale, ce n’est plus qu’un collègue sur 10 demandeurs qui obtient satisfaction...

- En ÉCLAIR :

39 collègues en poste en ÉCLAIR ont demandé à bouger. Mais seulement 8 ont réussi à être satisfaits, malgré les bonifications attribuées au bout de 5 ans d’exercice dans ce genre d’établissement, soit 20% seulement de satisfaction. Par rapport au mouvement général, comme le SNES-FSU le répète depuis 3 ans, les collègues en ÉCLAIR peuvent se sentir prisonniers de leur poste.

Il y avait 56 postes vacants en ÉCLAIR avant le mouvement ; il en reste 33 après le travail en commission, soit un taux de remplissage de 41%, moitié moins que pour le mouvement général.

Le Rectorat va donc devoir faire appel à 33 TZR ou non-titulaires pour occuper ces postes à la rentrée... Pour des établissements où la priorité ministérielle était de stabiliser les équipes, c’est raté ! De plus, ces collègues affectés à l’année manqueront pour d’autres tâches de remplacement. Les Lettres Modernes et les Mathématiques sont les deux matières les plus touchées, avec 6 et 5 postes vacants en ÉCLAIR.

- Et les TZR dans tout ça ?

327 TZR ont demandé une mutation cette année, soit 25 % du nombre total des demandeurs. 82 TZR ont obtenu un poste fixe à l’issue du mouvement 2014. Cela reste insuffisant, mais c’est le même taux de mutation que pour les collègues en poste fixe : 1 collègue muté pour 4 demandeurs environ.

L’amélioration du barème pour les TZR obtenu par les commissaires paritaires du SNES-FSU lors du GT préparatoire a permis d’atteindre un taux de mutation de ces collègues égal à celui des collègues en poste fixe.

- Perspectives...

Pour réaliser une campagne réussie de mutations, il faut des postes, qu’ils soient vacants avant le mouvement, ou libérés par des collègues obtenant une mutation...

Si le nombre de postes n’augmente pas, si les compléments de service se multiplient encore et effraient les collègues qui, s’ils obtiennent une mutation et sont les derniers arrivés sur le poste, devront assurer ces compléments, alors les mouvements futurs seront encore difficiles.

Malgré ces difficultés, les élus du SNES-FSU continueront à travailler à l’amélioration du barème, à la garantie du respect des règles de mutation, à l’aide et aux conseils apportés aux collègues tout au long des campagnes de mutations.