Les responsables académiques du SNES Rouen ont mené une enquête de rentrée, pour faire un état des lieux concernant différents points : le bilan de la rentré, avec les besoins, notamment en AED ; le recrutement des médiateurs et leurs missions ; les abus des chefs d’établissements concernant l’application des 35h pour l’emploi du temps des CPE ; les abus concernant les permanences de sécurité (nuits, week-end).

31 établissements ont été contactés : 14 en Seine-Maritime, 17 dans l’Eure, avec 14 lycées (LGT, LP, LPO) et 17 collèges. Les CPE contactés se disent globalement satisfaits de leur sort, ce qui est plutôt rassurant concernant la catégorie.
Malgré tout, il est à noter de fortes disparités concernant les médiateurs et les astreintes. En effet, les missions attribuées aux médiateurs sont très différentes d’un établissement à l’autre, et peuvent se trouver plus ou moins éloignées de l’objectif de lutte contre l’absentéisme scolaire (voir article sur les médiateurs).
Concernant les astreintes de nuit, on note pour 10 lycées 10 fonctionnements différents, malgré des textes qui sont clairs, concernant notamment le roulement nécessaire de tous les personnels logés (voir article sur les logements de fonction) !

Les CPE sont parfois victimes d’abus de la part de leurs chefs d’établissements :
-  Système de double astreinte, l’une liée aux personnes (les CPE seraient les seuls à pouvoir intervenir en cas de problème avec un élève), l’autre liée aux biens, ce qui amène les CPE à se partager les nuits de la semaine, avec pour chaque soir un autre personnel en binôme.
-  CPE non logés ou TZR soumis aux astreintes de nuit.

Mais dans la plupart des cas, les CPE acceptent les compromis, voire négocient des arrangements (exemple : se partager toutes les nuits de la semaine, pour ne pas faire de permanence de week-end ou de petites vacances). Cela leur donne au mieux un moyen de négociation concernant d’autres domaines, ou, au pire, leur permet, en faisant certaines concessions, de sauvegarder une certaine qualité de relation avec leur chef d’établissement…
Pour refuser les pressions, il faut se référer aux textes, et ne pas hésiter à contacter la section CPE académique, à l’adresse suivante : cpe@rouen.snes.edu
Sur ce sujet, nous avons à plusieurs reprises demandé au Rectorat de faire un rappel des textes aux chefs d’établissements et aux personnels logés. Aucun courrier n’a été à ce jour adressé aux établissements, et le rappel proposé par le secrétaire académique aux chefs d’établissements lors de la réunion de rentrée n’a pas eu lieu.
Nous préparons une relance et restons vigilants pour éviter que les abus ne se généralisent.