Compte-rendu des groupes de travail des 7 juillet et 26 août 2010

L’affectation des TZR est marquée cette année par la réforme concernant les stagiaires, désormais affectés à 100% dans leurs établissements. 12 stagiaires nous ont été annoncés au mois de juillet, contre 14 finalement en août. Les postes ont été pris sur les postes vacants (départs en retraite, reçus au concours de chef d’établissement, congé formation, temps partiels, congé parental, révisions d’affectation). Une formation des stagiaires est prévue à mi-temps en début d’année, si bien que les TZR doivent les remplacer pendant 2 mois.

Depuis plusieurs années, les TZR étaient affectés pour la plupart à l’année parfois sur 2 établissements, le restant effectuant des remplacements courts. Pour la première fois, une baisse importante du nombre de BMP à 100% (postes à l’année) est à noter : un seul (où a été affectée une collègue en changement de discipline EPS-CPE), alors qu’il y avait 15 en 2009-2010 ! Les autres postes à l’année sont des mi-temps (7 en tout).
Cela signifie que la plupart des TZR complètent les mi-temps de stagiaires jusqu’aux vacances de la Toussaint, avec pour certains un mi-temps dans un autre établissement. Les autres sont affectés sur des remplacements temporaires de collègues à 100%, ou sur des mi-temps à l’année.

Alors qu’ils étaient 42 en 2006, il ne reste plus aujourd’hui que 16 TZR CPE dans l’académie (11 dans le 76, 5 dans l’Eure), dont 2 font fonction d’adjoint. Seuls 14 TZR sont donc disponibles ! Malgré ce déficit, le Rectorat nous a affirmé que le recours aux contractuels se ferait à la marge, pour des établissements qui en ont vraiment besoin en début d’année.

Le paradoxe (et l’aberration de cette réforme !) est que des collègues expérimentés se retrouvent en partie sous exploités, et obligés d’aller dans leurs établissements de rattachement à mi-temps jusqu’à la Toussaint. Pendant ce temps, les collègues débutant dans le métier occupent des postes avec une responsabilité à 100% à partir de novembre. Qu’en sera-t-il alors des collègues TZR ? S’ils n’y a pas de remplacements à effectuer, ils seront à 100% dans leurs établissements de rattachement, avec toutes les difficultés que cela peut occasionner.

La plupart des collègues ont le sentiment de retourner en début de carrière, et de boucher les trous…
Le seul point positif est que le Rectorat, pour les situations difficiles, s’était engagé en août à consulter les collègues par téléphone avant de les affecter (notamment hors zone). Par la suite, pour certains, l’affectation a finalement été imposée. Le compromis, pour le Rectorat, a donc manifestement ses limites…

Alors que les commissaires paritaires pouvaient noter une amélioration de la gestion des ressources humaines depuis quelques années, avec une meilleure prise en compte des vœux des collègues et des situations particulières, on en revient au point de départ. De plus, avec la réquisition des postes pour les stagiaires, les perspectives de stabilisation s’amenuisent (tout comme les possibilités de mutation pour les non TZR). A noter également : aucun nouveau TZR cette année, les sortants d’IUFM et les entrants dans l’académie sont affectés en extension, sur des postes. Une résorption progressive des TZR est-elle donc à prévoir ?

A l’issue du groupe de travail d’août, 4 mi-temps de stagiaires n’étaient pas pourvus, ainsi que plusieurs remplacements ou mi-temps thérapeutiques. 7 anciens maitres auxiliaires (désormais en CDI) ont été affectés lors du groupe de travail des non-titulaires du 30 août. Depuis lors, le Rectorat tente d’imposer les postes non pourvus aux TZR hors zone, non sans résistance des collègues et des syndicats.

Les commissaires paritaires du SNES et du SNUEP