Alerte voyages scolaires :

Dans l’académie de Rouen, il est possible pour un enseignant d’être mis en cause par le Rectorat parce qu’il a accepté d’organiser et d’accompagner un voyage scolaire !

Deux collègues ont ainsi été convoqués suite à la plainte d’une mère d’élève qui considère que son fils (aujourd’hui en bonne santé) a été victime de la négligence des enseignants alors qu’il y a eu erreur de diagnostic d’un médecin. On reproche ainsi aux collègues, qui n’ont pourtant pas de compétences médicales, d’avoir fait confiance au diagnostic du médecin et de ne pas avoir emmené l’élève chez un autre praticien ! Les collègues ont été sèchement mis en cause par les services du Rectorat, comme seuls responsables de la situation.

Cette convocation d’enseignants, investis dans l’organisation de voyages scolaires, est tout à fait inadmissible. Dans ces conditions, nous conseillons fortement aux collègues de ne plus organiser sorties et voyages scolaires afin d’éviter des sanctions injustes.

Si toutefois, vous osez continuer à organiser des sorties ou des voyages, prenez soin de vous protéger : dès qu’un élève se plaindra d’avoir mal à la tête, au ventre ou au pied, même en pleine nuit, veillez à alerter immédiatement votre chef d’établissement qui sera alors seul responsable de la conduite à tenir !

Petit rappel des règles que visiblement le Rectorat méconnait au sujet du voyage en question :

Le chef d’établissement, le DASEN et le Recteur sont au courant du voyage (par les décisions du CA). Ils ont laissé ce dernier se dérouler sans règlement intérieur édictant les règles à tenir en cas d’urgence et en clarifiant qui a la responsabilité des élèves quand ils sont dans la famille d’accueil. S’il n’y a pas de règlement la légèreté est inadmissible.

L’administration se doit de protéger ses agents sauf si il y a faute et qu’elle est détachable du service.

Conformément à l’article 11-IV de la loi 83-634 « La collectivité publique est tenue de protéger le fonctionnaire contre les atteintes volontaires à l’intégrité de la personne, les violences, les agissements constitutifs de harcèlement, les menaces, les injures, les diffamations ou les outrages dont il pourrait être victime sans qu’une faute personnelle puisse lui être imputée. Elle est tenue de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté. » ils demandent la protection au recteur à ce titre.