Lors de la précédente journée de grève qui a eu lieu au collège, des emplois du temps de classes ont été changés.
Pour soulager la vie scolaire ou libérer des élèves (ou des enseignants ?) me dit-on.

Ne faites plus cela !

Faire grève n’est pas une partie de plaisir et demande un engagement personnel et financier important.
La preuve en est que le motif financier est plus souvent évoqué que le désaccord pour ne pas participer à la grève.

Il est donc difficile d’accepter que notre journée de grève et la visibilité qu’on en attend soient gommées par une modification des emplois du temps.

En refusant de travailler ce jour là et donc en perturbant volontairement le fonctionnement de notre établissement, on interpelle notre ministre et on souhaite que la grève soit la plus efficace possible pour ne pas avoir à la renouveler.
Perturber la journée de cours des élèves et en avoir une remontée dans les familles et donc dans la société civile est notre moyen d’agir. Nous ne sommes pas camionneurs ou contrôleurs aériens ...
Nous ne faisons pas grève sans prévenir, des préavis sont déposés bien longtemps à l’avance et des négociations sont sollicitées.
Si la grève est maintenue, c’est que nos demandes, pourtant légitimes, n’aboutissent pas.

Je vous prie donc de ne pas devenir des briseurs de rêve en brisant le travail de revendication que nous faisons pour nous et pour tous les fonctionnaires qui bénéficient du travail au quotidien des syndicats.

Vous avez compris, briseurs de rêve ou briseur de grève, là est le problème.

Demain, ne modifiez pas les emplois du temps, refusez qu’on change vos horaires de cours et même, faites grève avec nous pour que la victoire soit plus facile.