TEXTE ACTION CAA ROUEN 08/09/2014

POUR : 29 / ABSTENTION : 6

La crise politique majeure qui touche le pays montre clairement l’entêtement du gouvernement dans ses choix politiques et économiques. L’existence même d’un débat sur d’autres choix est refusée par l’exécutif.

Malgré une crise qui persiste, les solutions apportées restent à l’opposé des engagements pris, les perspectives économiques et sociales demeurent dans la continuité des politiques néolibérales des années précédentes, auxquelles s’ajoutent les menaces liées à l’accord commercial trans-atlantique (TAFTA) en discussion. La construction d’un front syndical contre l’austérité est urgente. Le gel du point d’indice et des pensions pèse lourdement sur les personnels actifs comme retraités. La FSU doit être partie prenante de la constitution de ce front.

Dans l’académie, la rentrée scolaire 2014 se déroule dans des conditions pires que les années précédentes : effectifs pléthoriques, multiplications des petits BMP, compléments de service en hausse…. Le renoncement pendant l’été aux engagements de maintien dans l’académie d’étude pour les stagiaires en M2 a créé des situations personnelles dramatiques. Au bout de la chaine, les TZR, affectés fin août, puis les non titulaires se retrouvent avec des services souvent indécents (affectations sur trois établissements, à plus d’une heure de route du domicile …) au regard de leurs conditions de travail mais aussi de l’intérêt pédagogique. Si l’objectif d’avoir un professeur devant chaque élève devrait être atteint dans la plupart des établissements en cette rentrée cela se fait encore au détriment des conditions de tous les personnels.

Le drame palestinien ne peut que renforcer l’instabilité politique au Moyen Orient et les extrémismes. Sous prétexte de lutter contre les tirs de roquette du Hamas qui entrainent une véritable insécurité pour les Israéliens, la population palestinienne est visée sans cesse et des milliers d’innocents sont tués. Ce sont des crimes de guerre que l’armée israélienne a commis, notamment en bombardant des écoles qui abritaient des réfugiés palestiniens sous l’égide de l’ONU. Le SNES-FSU dénonce l’interdiction par le gouvernement de certaines manifestations, condamne la criminalisation des militants et s’inscrit dans la demande de la FSU qui participe au collectif « pour une paix durable ».

La situation rencontrée encore à cette rentrée au Havre illustre les difficultés dans lesquelles sont maintenues les familles sans-papiers par le gouvernement. Le SNES-FSU, au sein de RESF, soutient les élèves sans papiers, jeunes majeurs scolarisés, ainsi que les familles sans papiers d’enfants scolarisés et demande leur régularisation.

Action :

Il est impératif de pouvoir imposer dans le débat la faisabilité d’autres choix économiques. Pour cela il est nécessaire de réussir une journée d’action commune claire (action nationale) dans un cadre intersyndical et interprofessionnel le plus large possible.

La journée de manifestation du 11 octobre, à l’initiative d’ATTAC, peut être une première étape dans la construction de ce mouvement. Le SNES doit avec la FSU y participer.

Le 16 octobre, date mise dans le paysage par la CGT, pourrait être l’occasion d’une journée de grève nationale interprofessionnelle.. La FSU doit appeler à une intersyndicale dès le lendemain du 16 octobre afin de faire le point sur la situation.

Si les conditions de la réussite de l’action nécessaire dans le cadre interprofessionnel ne peuvent être réunies, le SNES militera au sein de la FSU pour une action dans le cadre fonction publique lors du débat budgétaire.

Les motifs de mécontentement sont nombreux et variés. L’unité syndicale la plus large possible doit être recherchée, le SNES-FSU, syndicat majoritaire dans le second degré, doit avec la FSU, ne s’engager que dans des actions unitaires avec des messages clairs, afin d’en garantir la réussite.

Le SNES-FSU appelle les collègues de collège et de lycée à faire de la consultation sur le socle et les programmes un moment de débat collectif. Il fournira aux collègues un document pour les y aider. Le SNES FSU doit redire son opposition à un double niveau socle-programmes. La mise en place de ces nouveaux programmes ne doit pas s’accompagner d’une évaluation par le LPC.

Dans les REP+, il faudra être vigilant pour que le nouveau dispositif signifie effectivement de véritables allègements de services pour les collègues.
Dans le cadre de la campagne professionnelle le SNES-FSU doit prévoir une campagne visuelle y compris vidéo afin de diffuser ses propositions pour l’éducation.

Dans l’académie :

La situation des CIO reste sensible. Le SNES-FSU s’investira dans le groupe de travail afin de porter auprès du rectorat la parole des personnels et notre exigence sur le maintien du maillage territorial des CIO.

La section académique accompagnera et informera les collègues afin de faire réellement vivre les consultations annoncées par le ministère.

Le SNES-FSU suivra l’application de la pondération dans les REP+ de l’académie. Il informera et accompagnera les collègues pour que celle-ci ne soit pas transformée en contrainte hebdomadaire ou annuelle.

Le SNES-FSU poursuivra son travail au sein de la FSU dans le cadre des élections professionnelles et appelle tous les militants à s’engager activement dans la campagne.