Le SNES/FSU, le SNEP/FSU, le SNFLC/FO, le SGEN/CFDT, l’UNSA et SUD Éducation ont été reçus par le rectorat le vendredi 11 mars. Il s’agissait pour l’intersyndicale d’obtenir un bilan sur le dispositif CLAIR et d’interroger l’administration sur l’extension de ce dispositif.

Dans l’académie de Rouen, le dispositif CLAIR s’étendra à la rentrée 2011 aux collèges R.A.R et aux écoles primaires qui en dépendent ainsi qu’aux écoles du RRS de Politzer. L’administration aligne les faux semblants. Les équipes devraient en être averties par la Dsden.

Après le référé SNES, l’administration avait été contrainte d’admettre que les mesures « CLAIR » n’existaient que si elles étaient intégrées au projet d’établissement par un vote au CA. Qu’on se le dise. Aucune expérience nouvelle CLAIR n’a été adoptée par les CA des établissement qui ont très clairement montré leur hostilité au dispositif depuis la rentrée. Le rectorat se contente de dire que sont considérées comme CLAIR des initiatives des équipes qui existaient avant. Cela n’a nullement empêché une délégation de l’Inspection Générale en tournée dans l’académie au mois de janvier de déclarer que ce qu’il voyait était « conforme au dispositif ». Paradoxe saisissant, au niveau pédagogique, les CLAIR n’apportent aucune nouveauté « la mise en œuvre se fait conformément au décret et sans excès" selon le Rectorat ! Ce vide sidéral et sidérant montre à l’envie que le seul intérêt du ministère pour les CLAIR, outre sa volonté de limiter tous les élèves au seul socle commun, est son volet « Direction des ressources humaines » : profilage des postes , recrutement par les chefs d’établissement..

Ce sont 500 postes (administratifs et enseignants) qui seront profilés pour le mouvement intra à venir : sont concernés cette année tous les postes des établissements déjà CLAIR depuis septembre 2010. Les chefs d’établissements font en ce moment un profilage de !’ensemble des postes de leurs établissements. Les postulants auront obligation de subir un entretien et de signer une charte d’engagement à respecter le projet d’établissement. Ces 500 postes rajoutés à ceux réservés pour les stagiaires et ceux des mesures de cartes scolaires liées aux suppressions de postes risquent de bloquer sérieusement le mouvement.

L’administration vante la prime de points et d’autres avantages encore inconnus qu’elle accordera aux collègues en CLAIR.

Le label CLAIR apparaît encore plus « clairement » pour ce qu’il est : un instrument de relégation pour les élèves, de contrôle et de casse des statuts pour les personnels.