L’année scolaire a débuté sur une note positive avec la création de 50 postes d’AED ainsi que 3 postes de CPE sur l’académie, néanmoins nous sommes encore loin du compte si on compare aux 100 suppressions de poste au titre de l’année scolaire 2011/2012. Il est donc évident que la politique de gestion des personnels AED est largement perfectible.

La Commission Consultative Paritaire (CCP) académique compétente à l’égard des personnels de surveillance et d’accompagnement des élèves qui a siégé lundi 3 décembre 2012 a été l’occasion de dénoncer les dysfonctionnements de gestion et de rappeler les nombreuses revendications des Assistants d’éducation et Assistants pédagogiques.

Nous avons remis en question la pertinence de la création de 16 postes d’assistant chargés de la prévention et de la sécurité (APS) comme réponse apportée aux problèmes de violence dans les établissements scolaires, alors qu’un renforcement des équipes de vie scolaire serait plus judicieux et efficace à long terme.

Nous avons dénoncé une gestion comptable et financière qui prime sur une gestion humaine des personnels :

- début des contrats des néo-recrutés le jour de la prérentrée, privant les collègues de 2 jours de salaires ;
- retards de paiement du mois de septembre pour de nombreux collègues.

Eclaircissement sur les cotisations ; l’ouverture du droit à la retraite et la comptabilisation des annuités concernant la retraite des AED

Certains chefs d’établissement semblent prendre l’habitude de conclure des contrats courant jusqu’en fin décembre promettant de prolonger par la suite ces contrats. Nous avons dénoncé ces pratiques.

Nous avons réitéré des revendications énoncées lors des précédentes CCP :

- Création d’un vrai statut pour les étudiants surveillants, retour à un recrutement académique et affectations sur barèmes.
- Automatisation du crédit d’heure pour les collègues en poursuite d’études ou préparant les concours d’accès à la fonction publique.
- Possibilité du recours au congé formation, le respect du droit individuel à la formation et à la possibilité de recourir à la VAE pour valoriser cette expérience professionnelle.
Nous exigeons que le non renouvellement des contrats soit justifié.
Rappeler aux chefs d’établissement que le droit de grève s’applique à l’ensemble des agents donc aux AED.

Les représentants de l’administration du rectorat ont apporté des réponses à nos questions et ont pris quelques engagements :

- Le rectorat nous rappelle que les questions concernant le statut des AED ne relèvent pas des compétences de l’académie mais de celles du ministère. Noue en sommes évidemment conscient mais nous demandons à ce que nos demandes qui sont celle du SNES et de la FSU au niveau national soient relayées.
- L’accompagnement des personnels APS a pour objectif une véritable professionnalisation de la fonction
- Le rectorat dit être vigilants afin de permettre aux AED de bénéficier du crédit d’heure. Ne pas hésiter contacter le SNES en cas de difficultés.
- Le non renouvellement d’un contrat sans justification n’est pas interdit par la réglementation mais le bon sens serait d’en discuter avec le chef d’établissement afin d’avoir un motif.
- Les chefs d’établissement ne peuvent remettre en cause le droit de grève des AED, mais le rectorat explique que parfois les établissements ayant un internat cela peuvent se retrouver avec des difficultés de fonctionnement immédiat et de sécurité, avec l’impossibilité de renvoyer les internes chez eux. Néanmoins, nous avons insisté sur le caractère inaliénable de ce droit de grève ! Contacter le Snes au moindre soucis !
- Les 2 journées de salaires non payées aux nouveaux recrutés permet au rectorat de rentrer dans le budget de l’année correspondante ! Les AED ne doivent en aucun cas servir de variable d’ajustement du budget rectoral ! Le SNES et la FSU dénoncent et agiront contre cette économie sur le dos de collègues précaires !
- Les retards de paiement sont dus à une contrainte de délai de remise des pièces, à savoir avant le 6 septembre. Le rectorat estime avoir déjà « tiré au maximum sur les délais et dit ne pouvoir faire mieux à cause des contraintes comptables et budgétaires ». Cette année, Les pièces ont été transmises tardivement malgré les nombreuses relances auprès des établissements. Le rectorat a enregistré 73% des contrats passés en acompte cette année contre 70% l’année dernière. On ne peut pas se satisfaire de ces chiffres. Il faut que la résolution de ce problème devienne une priorité pour l’année prochaine. Le SNES ne cessera d’agir en ce sens.
- Le rectorat préconise la conclusion de contrats de 12 mois mais cela reste à l’appréciation du chef d’établissement. C’est inadmissible et cela maintient les collègues dans une précarité indigne du Service Public !

Le SNES invite les Assistants d’éducation qui rencontrent des difficultés de tout ordre à le contacter et à se syndiquer en nombre afin de peser, d’êtres informés de leur droits et d’agir pour l’amélioration des conditions de travail et un véritable statut !

Quelques chiffres répartition des AED

- 805 hommes
- 1951 femmes
- 1584 AED temps partiel
- 1172 AED temps plein
- 917 étudiants dont 252 étudiants boursiers
- 84% des contrats sont conclus sur 12 mois
- Coût annuel d’un AED : 24 214 €

Mathias Hohweyer, Pascal Mawambu, élus AED SNES-FSU en Commission Consultative Paritaire des Assistants d’Education