4 décembre 2012

C.H.S.C.T. / SANTE / SOCIAL

Condition de travail : de quoi a peur le rectorat ?

Mardi 26 novembre s’est tenu le CHSCTA.
La question des conditions de travail doit maintenant faire partie intégrante des prérogatives de ce CHSCTA.
Force est de constater les freins mis par le secrétaire général du rectorat sur ces sujets.

Il y a un rejet absolu de cette administration d’accorder aux membres du CHSCTA une décharge fonctionnelle. Celle-ci leur permettrait d’assurer au mieux leur fonction, comme cela se fait dans d’autres administrations. Même le secrétaire du CHSCT se la voit refuser.
Le rectorat craint-il que les membres du CHSCT aient le temps nécessaire de se préoccuper des conditions de travail des personnels ?

Des visites doivent être organisées par les membres du CHSCTA afin de rendre compte de la réalité des situations des établissements scolaires. Ces visites permettront ainsi de travailler à la réflexion de recommandations améliorant les conditions d’hygiènes, de sécurité et de travail.
Même sur ce point, le rectorat est le plus restrictif possible. Son protocole de visite, refusé par les organisations syndicales, lui permettrait de choisir les personnes effectuant la visite, l’établissement, le jour, il entrainerait aussi l’accord du chef d’établissement et limiterait les sujets d’intervention à un seul précis. La délégation serait orientée pendant la visite et ne rencontrerait que les personnes choisies par le rectorat.
Le rectorat craint-il que les membres du CHSCT posent des questions et ainsi découvrent ce qu’ils ne devraient pas connaitre ?

La FSU a demandé un bilan des effets des modifications des conditions de travail des professeurs de STI et des CIO touchés l’an dernier par des réformes ou par des modifications de leur lieu d’exercice.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le bilan effectué est des plus indigents. Pour les STI, après un bref discours sur la « nécessité » de la réforme par le SG, le seul bilan fait est celui du nombre de retour des feuilles de changements de disciplines par les professeurs de STI : 196 sur 409. Rien sur les problèmes rencontrés par les collègues. Juste un auto-satisfecit sur l’accompagnement fait par les services du rectorat. « Pour avoir, plus, nous demanderons aux corps d’inspections ». Pour la FSU, cela est bien loin d’être suffisant et est indigne d’une réelle prise en compte des conditions de travail. Le bilan sur les CIO est tout aussi indigent. « Il n’y a aucune augmentation du nombre d’arrêt maladie ». Voilà en quoi tient l’analyse du rectorat sur les difficultés rencontrées par les personnels.
La FSU demande un travail d’analyse plus sérieux sur les conséquences des décisions prises par l’administration. Visiblement, le rectorat s’y refuse.
Le rectorat craint-il que les membres du CHSCT découvrent que les réformes menées à la hâte par l’éducation nationale soit une source de souffrance pour ses personnels ?

Au sujet d’un travail à effectuer sur les risques psycho-sociaux, travail pourtant acté en juin dernier, la réponse est des plus claires : on ne va pas faire des groupes de travail sur tous les sujets.

Les membres du CHSCT ont demandé à avoir des outils d’évaluation des conditions de travail des collègues et en particulier avoir une analyse plus fine sur l’arbre des causes des accidents de trajets.
"On ne va pas faire encore un travail sur des indicateurs ! On ne peut pas en demander plus au personnel du rectorat !"
Le rectorat craint-il que les membres du CHSCT aient des éléments tangibles pour pointer la souffrance au travail vécue par certains des personnels de l’éducation nationale ?

Ce CHSCTA est édifiant et le message du rectorat est malheureusement clair : le minimum doit être fait pour que les problèmes ne remontent pas.
Les membres de la FSU qui siègent dans cette instance, insistent, répètent, se battent inlassablement pour que les choses ne restent pas en l’état, et pour l’amélioration de travail de chacun soit pris en compte.
N’hésitez pas à prendre contact avec nous pour toutes ces questions.