La FSU a été reçue en audience de rentrée vendredi 19 octobre par la Rectrice.

Nous avons abordé les sujets suivants durant cette rencontre :

- bilan de rentrée

Nous avons fait un bilan de tous les problèmes rencontrés depuis le mois de septembre – problèmes portés à notre connaissance par les remontées faites par les collègues :

- Hausse globale d’effectifs par classe – fait admis par la Rectrice

- Multiplication des collègues en postes à compléments de service.

Nous avons montré que ces postes partagés créent des situations très tendues, avec des problèmes d’intégration dans les équipes. Le SNES a démontré ensuite que la hausse des compléments de service est permanente sur une longue période et qu’elle ne peut donc être imputable aux décharges horaires des FSTG. Les chefs d’établissements sont parfois contraints de faire de petits blocs et que dans plusieurs établissements, alors qu’il y a des heures supplémentaires dans une discipline, un collègue de la même discipline va faire un complément ailleurs - ce qui est inadmissible quand bien même nous savons que les heures postes et heures supplémentaires sont sur payées sur des budgets différents.

RÉPONSE : La Rectrice a admis que les compléments de service ne sont jamais souhaitables et a expliqué que les décharges de 3H des FSTG ont obligé les services à reconsidérer la rentrée. Elle espère une amélioration l’an prochain.

- Remplacements

Dans certaines disciplines, il ne reste déjà plus de TZR (techno, allemand, espagnol…), il y a déjà des classes sans prof (en italien à Dieppe par exemple). Nous avons demandé comment les remplacements allaient pouvoir s’effectuer tout au long de l’année ?

RÉPONSE : Pour pallier les remplacements à faire, des nominations de contractuels ont été anticipées dès juillet.

- VS

Enfin nous avons évoqué les problèmes de VS plus particulièrement en lycée : des pondérations comme des heures de chaire étant refusées.

RÉPONSE : Certaines pratiques n’étaient pas conformes, ils changeront ce qui ne va pas. Ils comptent regarder de prêt ce qui se passe et annoncent vouloir travailler sur l’équité et harmoniser entre établissement et enfin par rapport au national. Il y a donc une demande du rectorat auprès du ministère pour éclaircir les pratiques. Selon le Recteur, la réforme des lycées rendrait les choses moins claires vis à vis de l’application des décrets de 50.

- concertation et préparation de la loi d’orientation

La FSU a montré que l’enjeu de la refondation de l’École était très important avec une profession aujourd’hui abîmée. Elle a pris par aux tables rondes au niveau national. Cependant nous estimons que l’organisation académique n’a pas été à la hauteur.

Nous avons donc demandé une journée de réflexion dans les établissements.

RÉPONSE : ce schéma a été celui retenu par le ministre. Moitié EN et moitié hors-EN. C’était évidemment frustrant. C’était une concertation pas une consultation.

La loi ne réglera pas tout. On n’est plus dans le temps des journées banalisées. On verra après le vote de la loi quelles marges il reste, comment appliquer dans l’académie les grandes orientations définies, sur ce qui sera de la responsabilité académique

- fonds sociaux

La FSU a rappelé qu’il ne reste plus de fonds sociaux pour cette rentrée et qu’il est très difficile d’aider des enfants dans de nombreux établissements.

RÉPONSE : Les fonds sociaux sont dans le BOP vie de l’élève et la grande majorité des EPLE n’a plus de budget vie de l’élève. Ils sont en train d’analyser la situation.

On est en train d’analyser la situation afin de pouvoir verser aux EPLE avant fin novembre des sommes au titre des fonds sociaux. Pour que ce soit efficace il faut au minimum 300 000 €. L’académie surconsomme des fonds sociaux et sous-consomme des bourses. Il faut donc mobilise les familles à demander les bourses. Les conseillères sociales ont été mobilisées depuis l’an dernier et ce travail a commencé à porter ses fruits. Il faut continuer dans ce sens.

- Labellisation des CIO

La FSU a exprimé ses inquiétudes pour les personnels et pour les élèves : on a besoin des COPSy dans les établissements et dans les CIO.

RÉPONSE : Est-ce que ce sujet est encore d’actualité ?

C’est un dossier en cours de dépassement. Le ministre a reçu les syndicats et annoncé les évolutions. Au CCREFP les dossiers de labellisation de sites ont été déposés.

Les CIO ont demandé la labellisation. Du côté de l’École et du monde du travail la vision est différente. L’orientation scolaire a été rattachée au grand ensemble de l’orientation tout au long de la vie. Le SPO concerne les lieux d’accueil que sont les CIO, où on accueille déjà des adultes. Si le SPO est validé, c’est un point important, cela conforte la position des services de l’État. Les personnels sentent la nécessité d’être présents dans le dossier. Ils sont les plus à l’aise pour aider tous publics.

La question est bien ailleurs : sur l’orientation certains autres ont des visées. Il faut travailler conjointement avec l’ensemble des services publics.

Sur la place des COPsy dans les établissements il faut se rassurer.

Il y a eu des retraits de postes dans les secrétariats de CIO mais pas de COPsy.

A la rentrée, tous les postes étaient pourvus.

- formation continue

Le SNEP est intervenue suite à une diminution très importante de la formation continue en EPS.

Le SNES a ensuite montré l’importance d’un choix encore riche en stages disciplinaires, et que la multiplication des stages sur site ne doit pas se faire au détriment de ceux-ci. Par ailleurs, nous avons rappelé que ces stages doivent être des lieux de réflexion pédagogique et que les approches pédagogiques étaient plus variées avant, ce qui appauvrit considérablement le PAF.

RÉPONSE

L’EPS était particulièrement bien traitée. Le travail a été un travail de rééquilibrage, d’équité sur l’ensemble des disciplines. Le PAF est très nourri, avec une offre de formation nettement supérieure à ce qui se fait ailleurs. L’effort de formation de l’académie est considérable.

L’aspect disciplinaire ne doit pas être le seul. Il y a des priorités nationales/académiques, sur les continuités, l’accompagnement du socle, la transdisciplinarité, le climat scolaire, l’égalité des chances, les genres... Il faut trouver les méthodes pédagogiques qui permettent d’atteindre un certain but.

- temps partiels

Le SNES a abordé la question des « temps partiels empêchés » : des collègues ont obtenu des temps partiels à mi temps et ont toutefois des emplois du temps sur 4 jours. Nous avons demandé qu’il soit rappelé aux chefs d’établissements de faire attention aux emplois du temps.

RÉPONSE : Il est clair qu’il faut libérer des 1/2j pour des temps partiels.