25 janvier 2010

ACTUALITES

Déclaration des représentants FSU au CTPD 27 du 22 janvier 2010

Lors du CTPD de septembre, nous avions attiré votre attention sur le manque de professeurs dans un certain nombre d’établissements lors de la rentrée. Vous vous félicitiez pourtant d’une rentrée que vous qualifiez de réussie. En effet, selon vous, les heures étaient là, et les H/E des établissements n’avaient pas baissé. Vous avez toutefois dû admettre ces manques par l’emploi massif de personnels précaires, dès le mois de septembre. Cela a permis de venir en partie à bout, et ce dans de bien mauvaises conditions, de ces classes sans professeurs.

Pour éviter que cette situation ne se renouvelle, nous estimons indispensable l’embauche de personnels titulaires afin d’assurer les missions de l’éducation nationale.

Bien loin de tout cela, malgré une forte augmentation des effectifs, 450 élèves, et en dépit d’une dotation soi - disant « positive » de 10 postes pour l’Eure, le nombre d’heures affecté aux établissements diminue.
Avec 1 professeur pour 45 élèves, malheureusement le H/E ne pouvait que diminuer.

Mais où sont passés les 10 postes affectés au département ?
Est-ce au titre de la suppression des emplois de stagiaires ?

La suppression des postes d’enseignants est dans ces conditions un double scandale.
Non seulement cela diminue dès la rentrée prochaine le niveau d’encadrement des élèves mais encore cela dégrade la formation des futurs enseignants. C’est la capacité des enseignants à améliorer la réussite de leurs élèves qui est ainsi, sur le long terme, mise en péril.

Tout cela entrainera la poursuite des dégradations des conditions de travail dans les collèges et SEGPA de l’Eure. Les groupes en sciences ont déjà quasiment disparu dans tous les établissements, alors qu’il faudrait développer l’accès aux études scientifiques en France.

Par ailleurs, les effectifs sont souvent pléthoriques dans des groupes de langues, bien que la maitrise des langues étrangères soit un objectif prioritaire ; l’exercice du métier dans les classes se dégrade.

Une fois de plus, la réforme de la formation des enseignants, comme toutes celles qui l’accompagnent ces dernières années, sous couvert d’un discours qui se veut rassurant, n’apportent que des suppressions de postes.

La formation de nos futurs citoyens doit être l’objectif pour tous. La gestion comptable actuelle amène malheureusement l’éducation nationale à faire passer cet objectif après les impératifs financiers.

Il est urgent que l’État retrouve une réelle ambition pour son école.