Les promesses gouvernementales sur l’Éducation Prioritaire étaient alléchantes, selon l’axiome « donner plus à ceux qui en ont le plus besoin ».

Malheureusement, en Seine-Maritime, le compte n’y est pas pour les 12 REP+.
Certes, les DHG sont en hausse, mais elles comprennent les heures de pondération dont vont bénéficier les enseignants en REP+. Or, ces heures ne sont pas des heures « face élèves ». Il convient donc de les soustraire de la dotation 2015 pour comparer avec la dotation 2014.

Et cette comparaison 2015 / 2014 soulève des inquiétudes.

En effet, à structure équivalente, la dotation reçue pour la rentrée 2015 est en baisse dans 5 REP+ :

  • Sur le Havre : Descartes (-10.5h), Monod (-12h), Moquet (-9.5h), Varlin (-18.1h).
  • Sur Rouen : Boieldieu (-7.5h).

Pour les collèges qui gagnent des classes, la différence est plus subtile, mais elle existe aussi, et toujours au détriment des élèves. Les textes officielles définissant les horaires hebdomadaire par classe dotent les établissements d’une enveloppe par classe allant de 25h30 à 28h30 selon le niveau.

Mais pour la rentrée 2015, pour une classe supplémentaire, les établissements REP+ ne vont gagner qu’entre 8,5h (Mandela à Elbeuf) et 26,5h (Braque à Rouen). Pour deux classes en plus, l’ajout d’heures varie entre 37h (Camus à Dieppe) et 48h (Robespierre à Saint Étienne du Rouvray).

Les REP+ perdent donc des heures devant élèves pour la rentrée 2015 !

Ces heures étaient utilisées en 2014 pour les élèves : travail en groupe, remédiation et soutien, projets divers.

La Direction Académique 76 doit sans doute estimer que ces élèves de l’Éducation Prioritaire n’ont pas besoin de toutes ces heures.

Le SNES-FSU demande que les DHG des REP+ soient abondées à hauteur des besoins ; et que les heures devant élèves soient au moins égales à celles de l’année dernière pour le même nombre de classe.