Le courrier de la DGESCO publié le 5 décembre 2014 annonce une aggravation inquiétante des modalités de passation des épreuves orales du baccalauréat en langues vivantes. Celles-ci posaient déjà de nombreux problèmes : traitement inégal des candidats avec des sujets de CO choisis par les professeurs de l’établissement et des dates de passation différentes d’un établissement à l’autre et d’une académie à l’autre, une épreuve d’expression orale évaluée par les professeurs de l’établissement qui permettrait de remettre en question l’objectivité des collègues, des grilles qui classent les candidats du niveau A1 au niveau B2 avec seulement cinq notes possibles, et une surcharge de travail pour ces collègues (conception des sujets, évaluation orales et correction des copies).

Désormais, les professeurs de langues vivantes devraient évaluer leurs propres élèves pendant leurs cours (principe d’évaluation en cours d’année). Cette décision est déplorable et inacceptable ! A chaque établissement, son baccalauréat ? On y arrive !

Le courrier rappelle également que ni l’édition de convocations, ni l’anonymat des copies seront exigés. Néanmoins, le SNES-FSU appelle les collègues à se battre pour les obtenir afin de se protéger de toute remise en question de leur évaluation et conserver le caractère officiel des épreuves.

Une banque de données académique pour l’épreuve de CO devrait également voir le jour. Dans certaines académies cette banque va être alimentée par les sujets de CO proposés dans les établissements l’an dernier, et dans d’autres il s’agirait de mettre en ligne de nouveaux sujets sans décharge spécifique et contrepartie financière. Dans l’académie de Toulouse, le Recteur a envoyé un courrier aux collègues à ce sujet : « les équipes enseignantes de LV devront déposer sur un site sécurisé un ou plusieurs supports qu’ils ont sélectionnés pour la session 2014. (...) Les dates et modalités de dépôt vous seront précisées au cours du mois de janvier. En tout état de cause, je vous invite à ne pas procéder à l’évaluation de la CO avant le lundi 3 février, afin que la banque soit opérationnelle ». Encore une fois, les collègues sont mis à contribution et voient leur charge de travail s’alourdir sans aucune contrepartie !

- Le SNES-FSU réclame une banque de données nationale afin de conserver le caractère national du baccalauréat.

- Le SNES-FSU appelle les collègues de LV à interpeler collectivement les IPR sur les modalités des épreuves (changements des épreuves en LELE et LVA ? ECA ? banque de données ?)

- Le SNES-FSU appelle les collègues à signer massivement la pétition inter-syndicale !

- Le SNES-FSU demande des épreuves orales nationales, anonymes et terminales en langues vivantes.

Suite à la nouvelle circulaire fixant les dates des certifications privées Cambridge et Cervantes, le SNES-FSU appelle les collègues à abandonner la participation aux certifications privées qui n’est pas une obligation ! Tout porte à croire que le gouvernement cherche à saboter les épreuves nationales du baccalauréat au profit des certifications privées.

*Plus d’infos sur les certifications ici.

*Un modèle de courrier aux IA-IPR concernant les certifications ici.