Le 1er janvier 2014, les Roms vivant-es en France deviendront citoyen-nes européen-es de pleins droits : droits au travail, droits aux logements décents…tous les droits qui leurs sont refusés aujourd’hui alors qu’ils pourraient voter aux élections locales !

Au Havre (mais aussi dans d’autres communes de la région Haute Normandie) depuis des mois voire des années, des dizaines de familles (dont de nombreux enfants) « vivent » dans des conditions indignes de la 5e puissance économique mondiale : squats délabrés, terrains vagues pollués, absence d’accès à l’électricité et l’eau potable.

A ces conditions de vie « insalubres » s’ajoute l’arbitraire et les expulsions ou les menaces d’expulsions des lieux d’habitation ou du territoire français. Grâce à l’action des associations comme RESF, le collectif « hébergement d’urgence » (auquel appartient la FSU), le Sous-Préfet du Havre, après avoir essayé la force : intimidations, placement en Centre de rétention de Oissel, a été obligé de faire machine arrière et a accordé un délai …d’un mois ! Ce répit a été activement utilisé par les Roms et les associations pour faire valoir les droits au logement, à la santé (avec Médecins du Monde) et à l’éducation.

Une rencontre de travail a eu lieu avec le Dasen (ex-IA) en poste au Havre pour que tous les enfants à partir de 3 ans (une centaine) soient scolarisés dans les meilleures conditions. Cela implique des moyens (professeur-es formé-es en Français Langue Seconde…) que Madame la Rectrice devra mettre en œuvre pour que la circulaire du 21 mai 2013 qu’elle a signée soit appliquée. En attendant, le campement du quartier de l’Eure a été mis sous la protection des militant-es associatifs et syndicaux pour éviter une expulsion (toujours possible) qui anéantirait, quoiqu’en dise le ministre de l’Intérieur, la volonté d’intégration dans la République d’une population discriminée depuis plusieurs siècles dans l’espace européen.