La FSU défend depuis sa création une protection sociale de haut niveau, un accès aux soins pour tous et en tout lieu, une politique prenant en compte la prévention, le tout dans une démarche fondée sur la solidarité entre toutes les professions, toutes les générations.

Or d’année en année sous couvert de déficit, la sécurité sociale ne couvre plus que 50% des soins courants avec de graves inégalités sociales et territoriales. Cette fragilisation des mécanismes collectifs a laissé aux mutuelles et autres complémentaires de santé une charge croissante d’autant qu’elles sont de plus en plus taxées et qu’elles sont contraintes de prendre en charge de nouvelles dépenses. Le récent décret sur le secteur optionnel oblige ainsi les complémentaires santé à prendre en charge les dépassements d’honoraires. Les syndicalistes que nous sommes ne peuvent rester indifférents devant cette lente dégradation d’un système considéré il y a encore peu de temps comme un des meilleurs du monde.

Les mutuelles revendiquent d’être entendu des pouvoirs publics et de la sécurité sociale. Elles peuvent faire valoir leur expertise et elles doivent peser sur l’immense champ de la protection sociale. Dans ce cadre la MGEN à laquelle adhère la majorité de nos syndiqués, seule mutuelle référencée sur le secteur de l’éducation, a un rôle particulier.

Comme toutes les années paires est en renouvellement le tiers de membres des comités de section départementaux de la MGEN. Plusieurs des candidats en Seine Maritime sont issus des rangs de la FSU et veulent porter au sein de la mutuelle les valeurs évoquées ci dessus.

S. Voisin, F. Dermien, E. Labaye, J.M. Barbazanges.