21 octobre 2012

ACTUALITES

Etats généraux académiques du Second Degré - 18 octobre 2012

Le jeudi 18 octobre se sont tenus, à la Maison de l’Université de Mont-Saint-Aignan, les Etats Généraux du Second Degré, organisés par le SNEP-FSU, le SNES-FSU et le SNUEP-FSU.

Plus de 70 collègues ont participé à cette journée de réflexion, une semaine avant les Etats Généraux nationaux, le 25 octobre à Paris.

Denis Paget, ancien secrétaire général du SNES-FSU et auteur de plusieurs ouvrages de réflexion sur le système éducatif, était invité pour faire une présentation, avant un débat avec la salle.

 « L’ école est malade de la société plus que malade en elle-même », c’est le diagnostic que Denis Paget pose en introduction à nos Etats généraux !
Elle souffre des politiques européennes en matière d’éducation et des évolutions de la société, que ce soit des structures familiales ou des pratiques culturelles
De ce fait, les exigences institutionnelles sont aujourd’hui intenables.
Le beau projet de la FSU de permettre à tous d’accéder à un enseignement complexe parce qu’il n’y a pas de limite à l’intelligence humaine, se heurte à une idée aujourd’hui politiquement dominante, celle qu’on ne peut pas enseigner à tous la même chose !
A chaque fois qu’il est question d’allonger la scolarité obligatoire, il s’agit dans le même temps de limiter l’accès aux savoirs pour certains. C’est à ce mouvement paradoxal que correspond « l’école du socle » et son corollaire le livret de compétences.

Denis Paget propose au débat un autre projet pour l’école, fruit de son expérience d’enseignant et de la recherche.

Il s’agit d’abord de dégager des priorités :

- une nécessité comme la prescription unique, le « Programme obligatoire de culture et de compétence commune » ;
- un objectif, celui de créer une école fraternelle ;
- un moyen, le « curriculum collège–lycée », programme qui implique de construire quelque chose dans son processus ; il s’agit du programme réel, c’est à dire moins le programme prescrit que le programme qu’on enseigne.

« Faisons un pari : aucun esprit humain n’a atteint le maximum de ses capacités ».
« Il faut un aggiornamento ! De l’imagination et de l’audace pour refonder l’école qui traverse une crise majeure. »

A cet appel, les nombreux enseignants présents dans la salle ont répondu par de multiples interventions sur l’orientation, les missions enseignantes, la réforme du lycée, la sectorisation scolaire, les rythmes scolaire…

S’il fallait encore le démontrer, les Etats généraux du SNES-FSU prouvent que ceux qui peuvent refonder l’école, la transformer et la rénover sont d’abord ceux qui enseignent !

Dans le document ci-dessous figure un compte-rendu plus détaillé de l’intervention de D. Paget.

Notes présentation D. Paget - 18 10 2012

Le débat s’est ensuite engagé avec la salle.

Pascal Prével (SNEP-FSU) a conclu la journée de débats.

Poursuivez la réflexion ouverte par les Etats généraux du SNES dans vos établissements !

Les prochaines heures d’information syndicale doivent être l’occasion de poursuivre la discussion et d’approfondir les nombreux thèmes évoqués par Denis Paget et les enseignants présents ce jeudi 18 octobre. Faites nous connaître le fruit de vos débats afin de relayer au plus juste les préoccupations de la profession !

-  Structure alternative ou redoublement ?
-  Comment prendre en compte la diversité culturelle de nos établissements ?
-  Comment donner de réelles responsabilités aux élèves afin de former un citoyen ?
-  Tous éducables ! Quelles propositions ?
-  Comment construire un cursus scolaire évolutif qui permette de prendre en compte les élèves dans leur différence ?
-  Comment s’emparer de la sectorisation en particulier dans les grandes villes (le havre, Rouen, Dieppe). Les sections locales de la FSU pourront à ce sujet servir de lieu d’élaboration des revendications.
-  Comment organiser des réunions parents-profs sur d’autres sujets que le bilan scolaire ?
➢ L’orientation. La place de plus en plus importante des Profs principaux dans les classes à orientation doit nous interpeller. Allons-nous remplacer nos collègues Co-psy ?
➢ Le métier d’enseignant. Quelles propositions pour un toilettage des décrets 50 ?

De l’audace, de l’imagination !

Reprenons en main l’avenir de l’école !