La circulaire de rentrée 2011 annonçait l’expérimentation d’une évaluation en fin de cinquième, avant sa généralisation à la rentrée 2012. Parue fin mars 2012, la circulaire de rentrée 2012 confirme sa généralisation.

Ces évaluations bilan en fin d’année étaient annoncées comme pouvant permettre la mise en place d’aide individualisée. Les organiser en fin d’année de 5e avec la multiplication des dispositifs dérogatoires et alors même que Chatel a fait passer entre les deux tours un décret abaissant l’âge des entrées en apprentissage à 14 ans peut montrer que les aides proposées étaient plutôt des orientations précoces.

Outre donc les finalités idéologiques de ces évaluations de fin de cinquième, l’imposition de cette évaluation dans les collèges ne tient pas compte de l’organisation pédagogique des établissements et des droits des personnels. Certains établissements ayant refusé de faire passer cette évaluation, d’autres ont été désignés à la dernière minute - ces évaluations devant être organisées entre les 9 et 16 mai !

Les divers retours que nous avons ces jours-ci font état d’un grand n’importe quoi sur cette évaluation :

- les établissements ont été désignés volontaires d’office ; les Conseils d’administration n’ont pas été consultés, et encore moins les collègues concernés ;

- les délais entre l’annonce et les dates de l’évaluation ne permettent pas d’organiser sereinement cette dernière, autant pour les élèves que pour les personnels.

- cerise sur le gâteau, le temps laissé pour la correction et la saisie est seulement d’une semaine !

A ce jour, le seul texte existant est la circulaire de rentrée 2011. Elle stipule que « une évaluation nationale sera expérimentée en classe de 5e dans les établissements volontaires au cours de l’année 2011-2012. » La réalité montre que des établissements ont été désignés volontaires pour cette évaluation, sans tenir compte de l’organisation pédagogique des établissements et des droits des personnels. Or, il n’est pas de la responsabilité du chef d’établissement, organe exécutif de l’établissement, de se porter volontaire sans avoir consulté le CA sur cette expérimentation nationale.

Le SNES appelle à ne rien se laisser imposer et invite donc les collègues à débattre collectivement de la conduite à tenir face à cette imposition et à dénoncer cette situation.

En tout état de cause, les conditions de passation, de correction et rémunération doivent faire l’objet d’une réelle concertation avec la direction.

Par ailleurs, n’hésitez pas à nous communiquer toute information à ce sujet : si votre collège est concerné merci donc de nous dire si vous avez refusé ou accepté de les faire passer et comment cela s’est déroulé