Le vendredi 13 octobre aura de nouveau lieu dans tous les établissements de l’Académie un exercice dans le cadre du PPMS. Comme l’an dernier, le scénario retenu est celui d’un « attentat intrusion » dans l’établissement. A cette occasion, la FSU rappelle sa ferme opposition à l’organisation d’exercices à caractère réaliste, anxiogènes pour les élèves et pour les personnels.
Les récents exercices proposés lors de la journée de pré-rentrée au collège Alphonse Allais de Val de Reuil ont montré à quel point cette expérience pouvait se montrer traumatisante pour des adultes. Il serait irresponsable d’y confronter des enfants et des jeunes.
Les lieux d’enseignements ne doivent pas devenir autant de « forteresses assiégées » où l’on apprendrait aux élèves à vivre dans la peur. Si les adultes doivent être formés, ou du moins informés, sur les risques et les conduites à tenir, nul besoin d’y préparer les enfants ! La consigne académique insiste certes sur la nécessaire mesure à apporter à cet exercice, mais il n’en reste pas moins anxiogène. En effet, s’exercer à une telle attaque, c’est cultiver la peur de l’autre, c’est briser le sentiment de sécurité que les élèves doivent éprouver à l’école, c’est souvent faire prendre conscience aux élèves et aux personnels qu’en cas de problème, aucune solution satisfaisante ne se présentera...
Au-delà de ces exercices de simulation, l’exercice du 13 octobre a lieu le jour des élections de parents d’élèves, ce qui n’est pas sans poser problème dans de nombreuses écoles, notamment celles où il n’y a pas classe le vendredi après-midi. Partout, l’organisation de cet exercice le matin empêchera l’entrée des parents qui voudraient aller voter et constituera donc un vrai frein à l’exercice de la démocratie dans les établissements de l’Académie.
Enfin, la FSU continue de dénoncer les dérives sécuritaires observées dans l’Académie et qui n’ont pour la plupart aucun effet, si ce n’est un affichage et une communication censée rassurer les usagers. Les contrôles aux entrées et sorties des établissements, par exemple, représentent à la fois une surcharge de travail pour les agents d’accueil et un frein à l’accès des parents et des différents intervenants aux établissements scolaires. En outre, les dépenses engendrées pour sécuriser – en façade – les établissements scolaires sont colossales à l’heure où tous les crédits pédagogiques sont réduits.
Au modèle sécuritaire, la FSU oppose au contraire une vision de l’école ouverte sur le monde, qui éduque les futurs citoyens au vivre-ensemble et au monde de demain.