Communiqué de presse

C’est la baisse des fonds sociaux dans l’académie de Rouen : les collèges et lycées ne peuvent plus venir en aide aux élèves et aux familles les plus fragiles socialement !!!

Non contente de supprimer 14 000 postes dans l’Education nationale pour 2012, la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale vient de voter la suppression de 11 millions d’euros de crédits de bourses de collèges et de lycées ainsi que 2 millions d’euros sur les fonds sociaux, tout en
prétendant lutter contre les inégalités sociales à l’Ecole !

Les collèges et lycées publics ont été, dès ce début d’année scolaire 2011, obligés de revoir leurs budgets. Par exemple : réduction des fonds sociaux de 50% au collège Braque (Dieppe), Lycée Aristide Briand (Evreux), - 73 % au collège Jean Renoir (Grand Couronne) et au collège Lucie Aubrac (Isneauville), ….

Au lycée Claude Monet (le Havre), 22 élèves de première S n’ont pas participé au voyage scolaire dans les Alpes, faute de moyen financier des familles et aux manques de fonds sociaux, c’est du jamais vu depuis 16 ans !!!! Les aides ont été affectées en priorité à l’achat des livres, des paiements de transport et de la restauration .....

En effet, les sommes qui leurs ont été notifiées par le rectorat sur les budgets sont en forte baisse par rapport à 2010 (- 73% dans l’académie de Rouen). Les élèves les plus pauvres seront donc victimes des restrictions budgétaires aveugles. Ils devront se passer d’aide pour payer leurs repas, pour acheter qui des livres, qui une calculatrice ou pour financer une partie d’un voyage scolaire.

Le gouvernement espère sans doute par de telles décisions améliorer « l’égalité des chances ». Face à la situation catastrophique dans les collèges et les lycées, le rectorat a dû débloquer en urgence une
enveloppe. Ceci est bien la preuve que les fonds sociaux étaient déjà insuffisants pour l’année civile 2011 et que dans ces conditions il est donc impensable d’envisager une quelconque baisse en 2012.

Si nous rajoutons l’augmentation de 7% du coût des fournitures de rentrée scolaire, l’augmentation de 100 à 330% des tarifs des transports scolaires imposée par le Conseil Général de Seine Maritime,… , le pouvoir d’achat des familles est ainsi devenu la variable d’ajustement des désengagements de la part de l’Etat et des collectivités territoriales.

La FCPE et les organisations syndicales (SNES FSU, FNEC FP FO, CGT Educ’action, SGEN CFDT et SUD Education) dénoncent ces restrictions drastiques qui remettent sérieusement en cause le pacte républicain, déjà bien mis à mal par les innombrables mauvais coups portés à l’Education
Nationale par les politiques libérales.