11 décembre 2013

ACTUALITES

Grève des collègues de Prépas : abandon du projet Peillon !

- - - Actualisation au 11 décembre - - -

Nouvelle journée de grève des collègues de classes préparatoires. Au lycée P. Corneille de Rouen, pratiquement 100% de grévistes, comme lundi.

Rassemblement prévu au rectorat à 14H.

Lire ci-dessous :

- le tract distribué depuis jeudi 5 décembre,
- la lettre adressée aux députés.

Continuez à signer la pétition par ce lien : bientôt 50 000 signatures !

Communiqué lycée Corneille Rouen - 5 déc 2013
Lettre aux députés - lycée Corneille Rouen

Compte rendu de l’audience du 11 décembre

Nous nous sommes donc rendus ce mercredi 11 décembre 2013 à 14 heures au Rectorat de Rouen, forts du soutien de quelques dizaines d’élèves issus de plusieurs CPGE, déterminés et sonores, de quelques parents d’élèves, de professeurs issus de toute l’Académie de Rouen, et d’une cohorte de poubelles érigées en barrage de la rue de Fontenelle et en pyramide ready-made devant l’entrée du Rectorat, vrai symbole de la considération que l’on porte aujourd’hui aux CPGE. Après avoir obtenu de passer, à cinq membres de la délégation représentant 6 lycées et 4 filières, la porte cadenassée à notre intention, nous avons été reçus, de 14h30 à 15h15, par trois membres de l’Administration, respectivement, le Directeur de Cabinet du Recteur, M. Maillard, le Secrétaire Général Académique M. GUIDET, et Mme. BENYAHIA, Secrétaire Générale Adjointe, directeur du budget académique. Ils nous ont écouté patiemment pendant 35 minutes exposer tous les cinq notre colère, notre incompréhension, notre analyse de la situation, des mensonges et des intentions ministériels, et surtout nos menaces et nos moyens de continuer le combat pour la reconnaissance de notre travail en CPGE.

M. GUIDET, Secrétaire général a fait une réponse succincte de 10 minutes, dont voici la teneur :

Le Ministre parle demain ou après demain.
Le Rectorat n’est pas là pour fournir des réponses, mais pour prendre acte des insatisfactions.
Il ne s’agit pas d’une réforme spécifique des CPGE, mais d’un dossier national, ouvrant un grand chantier, une réflexion d’ensemble sur les métiers.
Ils entendent bien nos arguments, mais remarquent l’hétérogénéité de nos situations d’enseignement, non seulement entre la province et Paris, mais aussi, entre nos filières et établissements.
Certaines CPGE se montrent très attractives, d’autres non.
Nous avons employé les termes forts de mépris, de punition. Mais aucun projet machiavélique n’émane jamais de l’Administration, qui a d’abord le sens du service public et de l’intérêt des élèves. Jamais, ni dans la bouche du Ministre, ni dans aucune réunion rectorale, la suppression des CPGE n’a été évoquée.
Ils soulignent nos forts pourcentages de boursiers, et la précision de nos chiffres. Les CPGE jouent bien un rôle social, mais pas de la même manière partout, car les capacités d’accueil de nos classes diffèrent.
Nos revendications seront prises en compte, comme le sont celles de toutes les autres délégations rendues hier ou aujourd’hui dans le reste de la France. Ils s’engagent à les faire remonter au Ministère.

Nous avons, sous les ovations des manifestants, fait un rapide compte-rendu de l’entrevue, avons fait sagement ranger les poubelles, manière de montrer que nous sommes éduqués, et avons tenu une AG au lycée Corneille, avec une vingtaine de collègues de divers lycées.

Nous avons souligné, dans le discours officiel qui nous a été tenu, trois points essentiels :

- il y a tout lieu de craindre non seulement une modification profonde du statut des CPGE, mais une transformation complète des métiers de l’enseignement.
- le terme d’attractivité prouve la conversion de l’Education Nationale à la concurrence et aux lois du marketing, donc le prélude à toutes les formes possibles de privatisation.

Nous avons décidé :

- la création d’une véritable Coordination Académique de Défense des CPGE, capable de diffuser rapidement informations, appels, rendez-vous et actions.
- la poursuite du mouvement de résistance et d’information sous toutes les formes envisageables, et acceptées par la majorité.
- la tenue, juste après la future prise de position du Ministre, et avant l’appel à la grève de mardi prochain, d’une nouvelle AG pour faire le point et coordonner nos actions.

La coordination des professeurs de CPGE Haute-Normandie