28 juin 2011

MUTATIONS ET CARRIÈRES

Groupe de travail allègement de service : un nouveau déni de réalité. (réunion de travail du mercredi 15 juin 2011)

Le 15 juin dernier, le rectorat réunissait pour la première fois, à notre demande, un groupe de travail sur les allègements de service.

118 collègues avaient effectué une demande et ont été reçus par le médecin conseiller technique du Recteur ou le médecin de prévention. Ces visites ont débouché sur un avis défavorable ou favorable, avec avis prioritaire ou non.
Certain-e-s collègues qui avaient bénéficié d’un allègement de service l’année précédente se sont vu attribuer cette année un avis défavorable ou un avis avis favorable non prioritaire . Le DRH a eu beau rappelé en début de GT le caractère « exceptionnel », selon les termes de la circulaire ministérielle, de cet allègement, cela n’en constitue pas moins un déni de réalités. Des collègues affectés par des maladies chroniques ou par des Troubles Musculo-squelettiques se voient empêcher de travailler ou contraints de demander des temps partiels lourds de conséquences en terme de rémunération ou de retraite car l’administration est incapable d’assurer ses responsabilités en matière de santé au travail.
Même avec ce « tri » que nous avons vivement contesté, le rectorat a classé les dossiers jugés médicalement « favorable » en « prioritaire » ou « non prioritaire », les seconds n’obtenant rien dans les faits. Ce classement est inacceptable et démontre l’impossibilité pour l’administration de répondre aux besoins qu’elle reconnaît, elle-même..

Le rectorat a décidé de consacrer l’équivalent de 11 postes pour les allègements de services soit 198 heures.
C’est 263 heures (soit entre 14 et 15 postes) qui auraient été nécessaires pour répondre aux besoins reconnus par l’administration.

Les élus de la FSU sont intervenus pour faire valoir cette exigence, pour montrer la complexité des situations et pour défendre les situations individuelles. L’administration a maintenu ses incohérences au nom du dogme budgétaire. Nous avons dénoncé cette politique incohérente pour les personnels, incohérente pour la continuité du service public.
Nous appelons l’ensemble des collègues qui s’estiment, à juste titre, lésés par ces décisions qui ne manquent pas d’arbitraire à engager un recours gracieux auprès du médecin conseiller technique du rectorat afin de demander une correction des avis formulés en GT.
Les élus des syndicats du second degré de la FSU peuvent vous aider à formuler cette requête. N’hésitez pas à les contacter.!

Les élus du SNEP-FSU, du SNES-FSU, du SNUEP-FSU