23 août 2010

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Groupe de travail d’affectation des stagiaires du 23 août 2010

L’affectation des stagiaires est d’autant plus problématique cette année, que le ministère avait sous-estimé en juin le nombre de stagiaires entrant dans l’académie. C’est donc dans l’urgence que le rectorat a dû trouver in extremis, une trentaine de postes et de tuteurs supplémentaires. En conséquence certains d’entre-eux sont affectés dans des conditions particulièrement difficiles, sur deux établissements et/ou dans des établissements classés ZEP.
Néanmoins nous avons veillé à la prise en compte des situations personnelles et au respect du barème. Contrairement aux pratiques ministérielles, le rectorat a accepté de compter les points de bonification pour tous les voeux.

Grâce aux nombreux contacts établis avec les stagiaires à l’issue du mouvement national ainsi qu’à nos interventions lors du groupe de travail de lundi 23 août nous avons permis d’améliorer nombre de situations particulières.

Il n’en demeure pas moins qu’en sacrifiant la précieuse et indispensable formation disciplinaire des enseignants stagiaires réduite dorénavant à portion congrue, on a méprisé les besoins de nos futurs collègues et nié le bien-fondé du rôle des acteurs de la formation disciplinaire en les reléguant à une mission bien dérisoire qui ne devrait pas durer plus de sept jours dans l’année scolaire.

De plus, confier à un seul enseignant, le tuteur, aussi chevronné et compétent soit-il, la mission de former un stagiaire, de le former aux contenus et aux enjeux pédagogiques d’une discipline tout en veillant à une réalisation pertinente de la mise en oeuvre des programmes est tout simplement une aberration. C’est en effet un non-sens intellectuel que de définir et de désigner une seule et unique référence dans ce domaine.

Enfin imposer aux tuteurs d’assurer à eux seuls un accompagnement de terrain de qualité et une formation digne de ce nom, alors même qu’ils ne disposeront d’aucune décharge pour mener à bien cette responsabilité supplémentaire, est invraisemblable car cela sera bien difficile à intégrer dans un emploi du temps à moins d’en étendre la latitude aux limites du raisonnable et du supportable.

Nous sommes bien donc face à une dégradation des conditions d’exercice du métier devenues dans ce contexte d’autant plus difficiles et périlleuses pour l’ensemble des collègues.

Les commissaires paritaires du Snes