22 septembre 2017

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Journée d’action et audience contre les suppressions des emplois aidés : la lutte se poursuit !

Journée d'action et audience contre les suppressions des emplois aidés : (...)

Rassemblement unitaire

Le mercredi 20 septembre, l’intersyndicale composée de la FSU, de la CGT, de FO et de SUD appelait à un rassemblement devant la Préfecture de Seine Maritime pour protester contre les suppressions brutales et sans alternative des contrats aidés.
Un peu plus d’une centaine de collègues étaient présents, avec une présence remarquée des collègues du collège Claude Bernard de Grand-Quevilly, dont les personnels sont en grève depuis le 12 septembre. Il est à noter que le lycée Flaubert de Rouen sera en grève pour les mêmes raisons dès le lundi 25 septembre.
Chaque organisation a pris la parole de façon convergente pour dénoncer la brutalité des mesures tant pour les personnels concernés que pour les établissements.

Pour la FSU, un combat en 3 temps

La FSU a rappelé dans son intervention la triple problématique à laquelle nous sommes confrontés :
° L’indispensable réemploi des collègues avec le rétablissement des moyens supprimés.
° La transformation de ces emplois précaires en emplois pérennes et statutaires.
° La stabilisation, la formation et la titularisation des personnels en contrat aidé (ou le passage comme Assistants d’Éducations des personnels en vie scolaire).

Audience au Rectorat

A 17h30, les membres de l’intersyndicale ont été reçus en audience par le Secrétaire Général du Rectorat et son adjoint en charge du budget.
Après le rappel des revendications, un échange s’est engagé.
Les représentants du Rectorat se sont retranchés derrière une décision gouvernementale qu’ils ne font qu’appliquer « avec le plus d’humanité possible ». Ils nous ont indiqué que l’effort est fait pour l’accompagnement des élèves en situation de handicap, « priorité gouvernementale ». Ils affirment que la décision étant intervenue pendant l’été, les contrats signés en juillet seront honorés, y compris dans d’autres domaines que l’accompagnement du handicap, mais ceux promis et non signés en juillet n’engagent pas les établissements...
Nous avons indiqué que manifestement les besoins étaient encore loin d’être pourvus sur l’accompagnement des élèves en situation de handicap tant dans le premier degré que dans les collèges et lycées.

De maigres avancés en décalage avec la réalité du terrain

Le Rectorat nous affirme néanmoins être disposé à regarder de façon bienveillante les situations des collègues pour ceux bénéficiant d’une RQTH et ceux proches de la retraite.
Nous sommes intervenus pour que les collègues non réemployés, ayant le baccalauréat et souhaitant devenir Assistant d’Éducation puissent être recensés et indiqués comme prioritaires aux établissements devant recruter des Assistants d’Éducation.
Les représentants de l’administration ont accepté cette proposition sans oublier de nous rappeler que selon le Ministère, l’Académie est sur-dotée en emploi d’Assistants d’Éducation... Ce à quoi, la FSU a répondu que la réalité sur le terrain est véritablement autre ! Dans des établissements, les vies scolaires sont chaque année amputées de moyens pour la création d’AESH. La suppression des contrats aidés est la mesure de trop.
Pour conclure, le Rectorat a présenté la mesure, qui selon lui est à même de pallier les difficultés :
les « services civiques »... Or la FSU a rappelé que dans les 13 fiches types qui déclinent les missions possibles des services civiques, les missions de surveillance et d’encadrement des élèves ne sont pas mentionnées...

Deux logiques incompatibles

Manifestement, la logique comptable qui prévaut n’est pas en adéquation avec les besoins des établissements et l’intérêt des élèves et des personnels. Les membres de l’intersyndicale ont décidé de rester en lien et de poursuivre cette lutte par une communication commune prochaine, une autre action dont un regroupement spécifique des personnels concernés lors de la manifestation du 10 octobre, jour de grève unitaire dans la Fonction Publique.
Merci de nous faire part des difficultés et des actions envisagées dans vos établissements sur cette question.