Dans les conseils pédagogiques commencent à se matérialiser pour de nombreux collègues les effets néfastes de la réforme du collège, que nous dénonçons et combattons depuis des mois. Pour les TZR, ces effets seront particulièrement ravageurs si nous n’amplifions pas la mobilisation :

- les découpages en cycles des programmes seront différents selon les établissements, donc avoir deux quatrièmes ne signifie pas un seul programme à préparer ! De même les futurs livrets d’évaluations pourront varier selon les établissements.

- les Enseignements Pratiques Interdisciplinaires (EPI) seront décidés localement avec les compétences propres à chacun en concertation... Mais il nous faudra les assumer au pied levé à chaque nouveau remplacement, même pour des enseignements qui ne nous correspondent pas du tout !

- les affectations à l’année n’ayant lieu que fin août, il nous sera complètement impossible de préparer ces EPI en concertation transdisciplinaire.

- sans affectation et devant servir dans notre établissement de rattachement, nous seront parachutés dans les EPI pour faire de la co-intervention spontanée et/ou des séance d’AP à « aider » des élèves inconnus :-(

De plus, cette réforme précipitée et imposée de force « oublie » les TZR (au moins ceux actuellement en lycée) des séances de formation prévues cette année. Les emplois du temps complexes à faire, surtout pour les collègues sur plusieurs BMP s’étendront probablement au delà du raisonnable. Sans compter sur les collègues qui laisseront les EPI et AP à ceux qui arriveront dans l’établissement à la rentrée pour éviter les frictions entre eux.

Les TZR seront donc doublement floués, à court terme autant qu’à plus longue échéance. Il faut refuser toutes les actions de mise en place de la réforme dans les établissements ; puisque nous ne sommes pas concernés par la vie de l’établissement l’année suivante. Il faut continuer à lutter de toutes nos force pour une abrogation de ce décret qui attaque le coeur de nos disciplines, de nos métiers et ne permettra en rien d’aider les élèves.

Moins d’élèves par classe, davantage de moyens pour nos disciplines, plus de stabilité pour les TZR qui le souhaitent et plus de temps pour connaître et travailler avec les équipes pédagogiques ; sans ces éléments, le collège ne pourra pas mieux fonctionner.