Les validations des niveaux A2, comme du B2i (piliers 2 et 4 du livret personnel de compétences) sont obligatoires cette année pour l’obtention du DNB.

Ces deux tâches sont des tâches normales d’enseignement : refuser d’évaluer le niveau A2 revient à refuser de participer à un examen ! On risque alors une retenue d’un trentième indivisible de salaire.

Les collègues de langues remontent en ce moment les fiches A2. Le nombre d’items à valider pour être titulaire du niveau A2 n’a jamais été fixé nationalement. C’est en conclusion le chef d’établissement qui décide ou non de cette validation.

D’un point de vue pratique, pour marquer votre opposition, vous pouvez sur les fiches à remonter vous contenter de noter les moyennes des élèves. Vous pouvez l’associer d’une lettre d’explication.

Cette validation est révélatrice de ce que sera l’évaluation du socle commun l’année prochaine - en plus de tous les problèmes déjà posés. C’est le chef d’établissement qui validera ou non finalement l’attestation de maîtrise des connaissances et des compétences - chef d’établissement qui n’a pas les élèves en cours et pas les compétences pédagogiques pour évaluer les élèves.

On peut légitimement se demander quel est alors notre rôle en tant qu’enseignant et quelle est la considération donnée à notre travail d’évaluation ?

Il est encore temps de signer la lettre-pétition au Ministre : « je refuse de renseigner le livret de compétences » !