Il s’agissait de faire connaître au nouveau Recteur nos propositions pour l’Education. Les échanges ont principalement porté sur les conditions d’enseignement et la préparation de rentrée dans l’académie. Pendant 2h30, nous avons donc exposé nos revendications et il faut dire que le Recteur n’a, en retour, fourni que bien peu de réponses…

En préambule, nous nous sommes félicités du changement de ton au niveau ministériel. C’est un point positif, après des années marquées par le mépris pour la profession et par l’accumulation de réformes aux effets dramatiques sur la qualité et les conditions d’enseignement. Néanmoins, les vraies réformes se font attendre.
De même, à l’échelle académique, il n’y a pas de véritable rupture ni même d’impression d’ouverture. Certes, il y a beaucoup de groupes de travail mais dans le fond, on constate qu’il y a des progrès à faire en terme de dialogue social. Par exemple, la fermeture brutale d’un collège à Rouen relève d’une politique du fait accompli inacceptable. Les tensions sur la composition des délégations aux audiences, les délais de plus en plus longs imposés aux établissements pour obtenir une audience, la communication parfois très tardive des documents préparatoires aux groupes de travail, tout concourt à compliquer le travail des représentants des personnels.

Le refus de communiquer les dotations horaires en janvier et la liste des compléments de service en mars pour les lycées comme cela est l’usage pour les collèges, laisse donc planer le doute sur la volonté du Recteur d’associer les personnels aux débats sur la préparation de rentrée.
Le Recteur s’est en effet attachée à souligner la difficulté de fournir les documents demandés et s’est retranchée derrière des arguments techniques pour justifier la rétention d’informations. Tout juste s’est-elle engagée à communiquer les DHG lycée au mois de février…

Il demeure par ailleurs des points de blocage importants :

- Le Recteur a refusé de remettre en cause le recrutement en Eclair par les chefs d’établissement et va jusqu’à revendiquer une plus grande autonomie des établissements concernant la gestion des ressources humaines.

- Elle a minimisé la dégradation des conditions de travail des enseignants et semble ignorer l’importance des CHSCT en la matière. Nous avons demandé des moyens suffisants pour permettre aux CHSCT de fonctionner correctement, comme la loi le prévoit.

- Elle n’a pas semblé prendre la mesure des suppressions de poste prévues pour la rentrée 2013 alors que les mouvements de grèves dans les établissements, en particulier dans les lycées, se multiplient depuis janvier.