15 décembre 2014

COLLÈGES/LYCÉES

Les certifications : aucune obligation de service !

Le Ministère renouvelle son contrat avec les organismes privés Cambridge et Cervantes. Concernant les certifications d’organismes privés, le SNES-FSU rappelle aux collègues de LV que :

- Les collègues inscrits par leur chef d’établissement, parfois sans leur accord, à la formation visant à faire passer ces certifications ne sont pas tenus d’accepter de s’y rendre. Si vous êtes convoqués sur votre temps de travail, vous pouvez décider d’assurer vos cours au sein de votre établissement. De la même façon, si vous n’avez pas cours, vous n’êtes pas tenus de vous y rendre.

- Les collègues déjà formés pour faire passer ces certifications ne sont pas dans l’obligation de les faire passer à leurs élèves. La certification n’est pas une obligation de service des enseignants et le Ministère l’a rappelé par deux notes de service au rectorat mais les IPR et les chefs d’établissement semblent faire la sourde oreille, allant même jusqu’à envoyer des ordres de mission aux collègues. Dans le cas où l’administration insisterait, vous pouvez demander à ce qu’elle prouve le caractère obligatoire de ces certifications (BO, décrets…). L’insistance de l’administration s’explique notamment car il y a beaucoup d’argent en jeu. Ces certifications privées coûtent en effet plusieurs millions d’euros à l’Education Nationale.

Le SNES-FSU met à votre disposition un modèle de courrier à adresser aux IA-IPR (en pj de ce mail ou sur le site http://www.snes.edu/Modele-de-courrier-aux-IA-IPR.html)

- Selon la circulaire n°2006-093 du 31/05/06, elles ne s’adressent qu’aux élèves volontaires des classes européennes, de Seconde majoritairement puisque le niveau visé est le B1 du CECRL.

Pourquoi le SNES-FSU se positionne contre ces certifications pour différentes raisons :

- le coût : plusieurs millions d’euros à l’Education Nationale alors que nous subissons au quotidien les restrictions budgétaires, les DHG catastrophiques et les effectifs pléthoriques !
- le contenu : ces certifications ne prennent souvent en compte que les aspects linguistiques, laissant ainsi de côté tout aspect culturel pour s’inscrire en opposition avec les programmes.
- le public visé : elles créent une inégalité de traitement entre nos élèves puisque seuls les élèves de section européenne peuvent en bénéficier, des classes dont la sociologie est souvent bien différente de celle des classes ordinaires.
- les modalités d’évaluation pour les enseignants : il s’agit de dénoncer la pression exercée par l’administration pour faire passer ces certifications non obligatoires qui d’ailleurs ne donnent droit à aucune rémunération.
- A l’heure où il semble impossible pour le Ministère d’organiser des épreuves nationales, terminales et anonymes pour le baccalauréat, garantissant ainsi l’équité entre nos élèves, rien ne semble poser problème dans la passation de ces certifications :

Source tableau : http://www.aix.snes.edu/Non-les-certifications-ce-n-est.html