Les TZR font partie des collègues les plus touchés par des conditions de travail difficiles pouvant affecter leur service et leur santé. Les services partagés sur deux, trois établissements y concourent. Le temps passé sur la route est important et parfois les emplois du temps s’avèrent incompatibles et obligent les TZR à rouler dans un état de stress important, voire à ne pas déjeuner pour assurer leur service. Cet état de fait n’est pas tolérable et il existe des moyens d’améliorer ces situations.

Il faut tout d’abord se tourner vers un correspondant d’établissement ou contacter la section académique du SNES-FSU. Avec l’aide syndicale, l’enseignant peut alors expliquer ses difficultés à son ou ses chefs d’établissement et leur demander d’améliorer une situation qui les empêche de travailler sereinement. Parallèlement, il est aussi possible, dans chaque établissement de compléter le registre « Santé et Sécurité au Travail », registre dans lequel il est possible d’exposer ses difficultés. Ainsi, un TZR n’ayant que trente minutes pour se déplacer le midi d’un établissement à l’autre pourra préciser qu’il risque d’avoir un accident par exemple. Ce document, dont on enverra une copie au SNES-FSU, doit ensuite être renseigné par le chef d’établissement qui doit proposer une solution au problème signalé. Si aucune réponse n’est apportée, il est alors possible de faire remonter la situation au CHS-CT.

Attention cependant, les CHS-CT ne sont pas LA solution à tous les problèmes rencontrés par les TZR et la réponse apportée peut prendre du temps. Ainsi, il est souvent plus rapide de résoudre par la voie syndicale ses difficultés. C’est pourquoi, il sera toujours meilleur d’informer le SNES-FSU de ses démarches via le registre santé et sécurité au travail et de les effectuer concomitamment à une action syndicale.

Au vu des dégradations des conditions de travail des TZR, le SNES, avec la FSU, engagera cette année un travail spécifique sur le remplacement au niveau des CHS-CT.