Défendre et améliorer nos métiers et nos carrières, lutter contre les inégalités sociales et scolaires, rassembler la profession, faire vivre et renforcer le Snes et la Fsu

Pour Unité et Action, le syndicalisme doit s’ancrer sur la réalité des métiers de l’Education et se construire à partir des débats et des demandes des personnels : le syndicat n’est pas une force extérieure qui viendrait imposer des orientations et des revendications toutes faites à ceux qu’il prétend représenter. Le travail syndical est d’abord un travail au quotidien : les salaires, les carrières, la défense d’un collègue, les conditions d’enseignement, les petits et les grands problèmes d’un établissement, l’information sur les droits, les mutations - ces questions ont toutes leur utilité et leur noblesse. Tous les aspects du métier sont concernés car la défense des syndiqués ne peut être séparée de celle du système éducatif ou des contenus d’enseignement.

Partant du métier, l’orientation syndicale peut aborder tous les grands problèmes de notre société. Le syndicalisme d’Unité et Action s’inscrit dans une perspective de transformation de l’école et de la société et ne craint pas de se frotter au politique : présents dans les Forums sociaux, sur les questions de droits et libertés, les militants UA s’expriment en toute indépendance en partant du champ syndical. C’est le cas de la prise de position sur le Traité constitutionnel européen, majoritaire au Congrès national du SNES, qui analyse les enjeux éducatifs et sociaux du texte, condamne et rejette l’orientation libérale duTraité, sans donner une consigne de vote – par respect de la diversité du syndicat et de l’intelligence des syndiqués.

Face à des gouvernements qui combattent les droits des personnelset affaiblissent délibérément l’Education et les services publics, il n’est pas de petite victoire. UA s’efforce de créer, parfois dans la difficulté, des rapports de force généraux mais se refuse au tout ou rien. Une démarche de rassemblement majoritaire et unitaire s’impose plus que jamais : si le SNES et la FSU doivent savoir prendre leurs responsabilités et jouer un rôle moteur, ils doivent aussi chercher des points d’appui dans les autres organisations syndicales, chez les parents d’élèves, les lycéens, l ’opinion en général – pour être plus forts. Il faut trouver des modalités d’action qui rassemblent, saisir les bonnes opportunités, et donc éviter de diviser la profession par des décisions trop minoritaires ou symboliques qui, confondant le souhaitable et le possible, font semblant d’agir.
Unité et Action réunit autour de valeurs communes des militants qui acceptent la responsabilité d’animer le syndicat et de se heurter aux difficultés du réel, sans se payer de mots : attentif au patrimoine de réflexion du SNES, UA souhaite aborder les problèmes dans leur complexité et se refuse à tomber dans la facilité des vieilles recettes. Le syndicalisme doit savoir résister mais aussi donner de la force à ses NON en sachant parfois dire OUI, en faisant des propositions : on ne résoudra pas, par exemple, les problèmes du collège par une le déni des difficultés et le rejet de toute évolution – mais en cherchant collectivement des solutions, en pesant pour les faire entrer dans la réalité.

Dans une période de difficultés pour le syndicalisme, bien au-delà du second degré, UA propose une démarche réfléchie, ouverte et combative : pour accueillir tous ceux qui souhaitent agir ensemble pour l’Education, et notamment les jeunes, les militants de Rouen proposent de faire évoluer les pratiques syndicales et les statuts du SNES et de la FSU. Voter pour Unité et Action, c’est choisir la voie d’un SNES authentiquement syndical, plus fort, à la fois uni et divers, ambitieux pour l’Education et les élèves comme pour les personnels.

Projet Fillon : toujours à l’offensive !

En lançant au mois de décembre, face à une offensive générale contre l’Education, contre les statuts et les carrières des personnels, un mot d’ordre de grève volontariste dans un isolement presque complet et un scepticisme général, le SNES a enclenché une dynamique qui s’est poursuivie de janvier à mars : grèves et mobilisations interprofessionnelles sur les salaires et le temps de travail, mais actions des enseigants et des lycéens. Mis en difficulté, le gouvernement a dû reculer sur plusieurs points pour tenter de préserver l’essentiel de ses mesures rejetées par les personnels et les élèves. Contraint de céder sur le bac et sur l’option SES en Seconde, le Ministre de l’Education en a été réduit à jouer sur le calendrier pour passer en force mais vient de se faire censurer par le Conseil constitutionnel sur les objectifs de la loi comme sur rapport annexé qui contient l’essentiel des dispositions les plus précises et les plus contestées de la loi.
Pour Unité et Action, rien n’est fini : il faut se battre à l’occasion de la publication des décrets d’application et obtenir, par de nouvelles mobilisations au mois de mai, le retrait des mesures néfastes et, au-delà, une négociation sans préalable pour une autre loi d’orientation. Le syndicalisme doit savoir agir dans la durée !

L’Ecole émancipée au milieu du gué...

Après quatre ans de scission, rien de bien nouveau chez nos camarades de l’EE : si Emancipation propose une alternative « radicale » à l’orientation du SNES, à partir de positions qui n’ont guère changé depuis trente ans, l’Ecole émancipée hésite encore à évoluer et à s’orienter pour de bon vers la participation aux exécutifs du SNES. Sur le plan national, le pas a été franchi... non sans incohérences, l’EE appelant par exemple à voter NON au rapport d’activité... ou à s’abstenir, au choix ! Dans l’Académie, les militants de l’EE ont refusé en 2003 les quelques conditions mises à leur entrée au secrétariat académique, parce qu’ils souhaitent peser sur les décisions ou intervenir pour le SNES dans certains secteurs tout en conservant une liberté absolue d’action et d’initiative . Pour UA,, si la liberté d’expression et de débat est totale dans un syndicat pluraliste, les décisions prises et les synthèses adoptées doivent engager tout le monde : le SNES n’est pas une simple juxtaposition de courants de pensées et l’accès aux responsabilités suppose le respect librement consenti des positions majoritaires.

A l’image de la profession...

Les listes Unité et Action, ont été largement renouvelées : 20 nouveaux candidats cette année, dont de nombreux jeunes collègues. Hommes et femmes à quasi-parité, titulaires et non-titulaires, enseignants en poste et TZR, surveillants et retraités, professeurs des diverses catégories, CPE, conseillers d’orientation ; miltants de l’Eure et de la Seine-Maritime, exerçant à la campagne et à la ville, de Dieppe à Evreux et de Rouen au Havre : nos listes sont diverses, à l’image de la profession. Diversité des personnes, mais aussi des idées ou des engagements : Unité et Action est un courant ouvert qui cherche à rassembler les différents point de vue par des débats sans dogme ni tabou. Une tâche parfois rude mais passionnante !