2 juin 2016

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Redéploiement des moyens vie scolaire-AED à la rentrée 2016

Un groupe de travail relatif à la répartition des emplois d’AED dans les établissements de l’Académie a eu lieu mercredi 1er juin au Rectorat. L’administration a soumis son projet de redéploiement à moyens constants des emplois d’AED aux organisations syndicales.

Ainsi, pour la rentrée 2016, 9 ETP (équivalent temps plein) seront supprimés dans 10 établissements, afin de créer 4,5 ETP dans 8 établissements et 4.5 ETP pour recruter des AESH-CO et accompagner ainsi les ouvertures d’ULIS.

En tout, ce sont 1358,5 ETP qui sont employés par l’Académie de Rouen pour les missions de surveillance et de vie scolaire (y sont exclus les moyens ETP destinés au recrutement des Assistants pédagogiques).

Les suppressions : 5 lycées perdront 1 ETP, 5 collèges perdront entre 0.5 et 1 ETP.

Les créations : 7 collèges recevront 0.5 ETP, ainsi qu’un des EREA de l’Académie.

Les ouvertures des ULIS : 4 collèges et 1 lycée seront dotés de 0.75 ETP chacun.

La liste des établissements impactés par ces redéploiements sera rendue officielle après le Comité Technique Académique du 21 juin. Nous publierons cette liste sur notre ce site le soir même.

La FSU, avec les autres organisations syndicales présentes, a dénoncé ce redéploiement à moyens constants, qui ne permet pas de répondre aux besoins des équipes de vie scolaire sur le terrain et qui consiste à retirer des moyens à certains établissements pour en créer dans d’autres.

L’Académie de Rouen doit réclamer à l’État des moyens supplémentaires de vie scolaire. Cela est indispensable pour empêcher la dégradation du climat scolaire dans les lycées et collèges et rendre supportable la charge de travail confiée aux équipes de vie scolaire notamment dans les établissements ayant subi ces dernières années des suppressions de moyens. Car c’est finalement l’intérêt des élèves qui est mis à mal pour des raisons budgétaires.

La FSU a rappelé que le barème mis en place l’année dernière et utilisé par l’administration pour effectuer ces redéploiements de moyens ne permet pas de prendre en compte la réelle situation du terrain.

Une baisse démographique dans un établissement ne réduit pas pour autant la superficie des bâtiments à surveiller par exemple. De plus, la réforme du collège, imposant 26h de cours par semaine, une pause méridienne de 90 minutes et un maximum de 6h de cours pour les 6es, risque de tendre encore un peu plus les équipes de vie scolaire dans les collèges.

Enfin, la FSU a réitéré son opposition au choix académique de recruter des AESH à 75%.

En effet, ce temps de travail couvre les heures en présence d’élèves, mais néglige les indispensables temps de concertation de ces personnels avec les équipes pédagogiques. Les AESH-CO, pour faire consciencieusement leur travail, sont donc condamnés au bénévolat ! Situation absurde alors même que l’inclusion des élèves en situation de handicap est une priorité affichée par le gouvernement. Par ailleurs, ces collègues sont contraints à travailler à temps partiel sans guère de possibilité de compléter leur services (pour des raisons évidentes d’incompatibilité d’emploi du temps) ce qui rend encore plus précaire leurs conditions d’emploi et de rémunération.

Les syndicats de la FSU continuent de revendiquer la possibilité d’avoir dans les établissements des équipes de vie scolaire stables et renforcées pour un encadrement des élèves permettant les conditions de l’épanouissement et de la réussite.