Le Rectorat persiste dans son refus de communiquer les dotations horaires et les effectifs prévus en lycée pour la rentrée 2014. Cette rétention volontaire d’informations viserait-elle à masquer les dégradations des conditions d’enseignement ? A s’enfermer dans une stratégie du déni, le Rectorat penserait-il faire disparaître les problèmes ?

Déjà, l’année dernière, en sous-estimant gravement les effectifs de secondes, les fermetures de divisions et les suppressions de postes se sont multipliées. Tous cela pour finalement réouvrir 12 divisions de seconde en catastrophe en septembre 2013.

Aujourd’hui, alors que le Rectorat prévoit 490 élèves en plus pour la rentrée 2014, il n’y a aucune création de postes envisagée et 11 « équivalents temps plein » en heures supplémentaires seraient financés.
Par ailleurs, le Rectorat refuse d’ouvrir toute division supplémentaire tant que l’objectif de 35 élèves par classe pour les enseignements de tronc commun n’est pas dépassé.
Exemple : pour 100 élèves d’un même niveau, le Rectorat donne les moyens pour 3 classes ; s’il est décidé localement de faire 4 classes à 25, ce sera donc à moyen constant !
Néanmoins, pour les établissements accueillant des élèves majoritairement issus de milieux défavorisés, le nombre d’élèves par division de seconde est limité à :
- 32 dans les lycées Le Golf, Schuman, Porte Océane, Claude Monet, Françoise de Grâce, Perret, Jules Le Cesne, Marcel Sembat, Les Bruyères, Le Corbusier, André Maurois ;
- 33 dans les lycées Vallée du Cailly, Val de Seine, Brassens, Moulin, Marc Bloch, Porte de Normandie.
De même, les options, les spécialités et autres enseignements d’exploration ne sont financés qu’à partir de 15 élèves inscrits.

Les heures de groupes à effectif réduit servent de plus en plus à financer les enseignements obligatoires, les options et les spécialités. Au nom de l’autonomie des établissements, il se multiplie des classes à 24 sans aucun dédoublement juxtaposées à des classes à 35 ou plus. Toutes les stratégies locales sont possibles pour grappiller des heures : regroupement des enseignements de tronc commun, de niveaux en langues vivantes mutualisation, disparition de l’AP... Tout est désormais possible !

N’hésitez pas à informer la section académique de la situation de votre établissement et des actions que vous décideriez de mener !