Lundi 12 septembre, le Recteur recevait en audience une délégation de la FSU afin de faire un premier bilan de cette rentrée 2011, qu’elle a commencé par qualifier de « techniquement réussie ».

Les points abordés ont été nombreux mais le Recteur a apporté peu de réponses à nos questions !

- Nous avons débuté l’entretien par la question des effectifs et avons souligné que les effectifs des collèges de centre-ville, entre autres, étaient en augmentation, (jusqu’à 30 élèves par classe). Cette situation a été qualifiée de « disparate » par le Recteur.

Par ailleurs, selon le Recteur, les effectifs en lycée sont compris entre 32 et 35 élèves par classe, ce qui est similaire à ceux des autres académies.

Le Recteur a par ailleurs affirmé que l’augmentation du nombre d’élèves en 6e a été inférieure (de 10%) à ce qui était attendu.

- Nous avons alors pointé les dérives croissantes dues à l’assouplissement de la carte scolaire, avec des collèges de centre-ville pleins à craquer, et des collèges de zones d’éducation prioritaire qui se vident. Le Recteur s’est inquiété de ce phénomène, mais ne remet absolument pas en cause l’assouplissement, parlant simplement d’un « révélateur » des attentes des parents.

- Lorsque nous avons ensuite montré notre inquiétude face à l’existence de postes non pourvus, de congés maternité non remplacés, le Recteur a estimé cette rentrée meilleure que celle de l’an dernier !

Seul le problème en technologie a été vraiment reconnu, le Secrétaire Général a évoqué la possibilité de le résoudre par les collègues de STI qui seront affectés en techno – « disciplines connexes ».

Il a minimisé les problèmes dans d’autres disciplines.

- A ce propos, nous avons dénoncé pour les TZR les affectations à l’année hors-zone, les affectations sur plusieurs établissements et les fusions de zones, qui font des TZR de la ZR Rouen-Barentin des TZR académiques.

Le Recteur a expliqué que cet accueil était en effet perfectible, mais du ressort des équipes pédagogiques !

De façon générale, pour les collègues en poste fixe avec complément de service, et pour les TZR, le Recteur a reconnu que les postes partagés nuisaient à l’implication pédagogique.

Derrière ses nombreuses réponses évasives, le Recteur semble bien projeter l’idée d’un nouveau statut avec un recrutement par le chef d’établissement, des postes à profil, la signature d’un contrat d’adhésion au projet d’établissement, avec aussi peut-être le retour de la bivalence...

- Nous avons donc souligné le faible nombre de candidats pour les postes profilés dans les établissements CLAIR. Le Recteur a estimé ce nombre de candidatures (35 pour 60 places) satisfaisant !

Nous l’avons alors interrogé sur l’avenir des établissements RRS. Elle a répondu que la situation allait rester telle quelle, avec des moyens différents pour CLAIR / RRS / autres établissements.

- Nous avons alors montré par ailleurs que les filières STI semblaient attirer assez peu les élèves. Le Recteur a contesté cette affirmation, ajoutant qu’il fallait que la réforme réussisse.

- Concernant les stagiaires, nous avons dénoncé la quasi-disparition de la formation professionnelle initiale, la charge de travail représentée par les journées de formation qui s’ajoutent au temps complet et le fait que plusieurs stagiaires n’ont pas de tuteur dans leur établissement.

Le Recteur a rappelé que les stagiaires allaient maintenant entrer dans le métier en ayant eu des stages pendant le M2. Elle a indiqué que le bilan de l’an dernier n’avait pas montré que le dispositif d’allégement avait produit de meilleurs résultats !

- L’ensemble des dégradations des conditions de travail depuis plusieurs années des COPsys a été exposé, montrant ainsi l’usure et le découragement des collègues. Les suppressions de postes (nationalement, 300 départs en retraite pour 65 postes au concours) sont bien plus fortes qu’ailleurs, les collègues ont un grand nombre d’établissements en responsabilité, les locaux sont trop exigus pour effectuer des entretiens de qualité etc.

Le Recteur a répondu qu’elle avait défendu des locaux spacieux au CIO de Lillebonne, tenait à la labellisation en réseau et souhaitait créer un CFA académique ;

- Nous avons enfin dénoncé la baisse brutale et spectaculaire des fonds sociaux.

Le Recteur l’a justifiée en répondant que dans l’académie de Rouen, les familles déposaient moins de dossiers de demande de bourses, à CSP égales. Cette "aide républicaine" est préférable aux fonds sociaux, qui s’apparentent à de "l’assistanat" ! Elle a ajouté que les besoins qui seront exprimés seront couverts jusqu’à fin 2011 et qu’une étude des causes du trop faible nombre de demandes de bourses était en cours.

Ces réponses montrent qu’à l’évidence le Recteur nie la majeure partie des problèmes ! Pour obtenir des réponses à la hauteur des exigences, il faut une autre politique éducative ! C’est pourquoi il faut que nous soyons nombreux en grève et dans les rues le 27 septembre !