5 janvier 2011

COLLÈGES/LYCÉES

Série STI2D : Pour refuser des formations imposées dans des conditions inacceptables , il faut organiser la contestation !

Dès la fin du mois de janvier, des enseignants de STI, proposés par les chefs de travaux et choisis par l’administration auront obligation de participer à une formation en vue d’assurer les enseignements technologiques transversaux dans les classes de 1re STI2D l’année prochaine. Cette formation doit être dispensée tous les vendredis , dans le cadre de réunions sur sites (Rouen , Le Havre, Evreux) ou dans les établissements grâce à l’outil informatique, en « presentiel » ou « distanciel » si l’on sacrifie au jargon institutionnel. Elle se décline selon les cas , en formation « lourde », « standard » ou « légère ». Dès le mois de juillet, les chefs d’établissement étaient informés de libérer le vendredi dans les emplois du temps des enseignants de STI. Tout devait être fait pour permettre une formation à moindre coût sur le temps libre. Dans la réalité , de nombreux collègues de STI ont néanmoins cours ce jour-là . Cela est en train de donner lieu à des modifications d’emploi du temps dans l’urgence et le désordre.

Quelles sont les règles en matière de formations sur le temps libre ? Peut-on refuser de telles formations ? En la matière, les enseignants , comme tous les fonctionnaires d’Etat, sont soumis au décret 2007-1470 relatif à la formation professionnelle tout au long de la vie. Dans ce cadre, les formations imposées dans l’intérêt du service sont obligatoires à hauteur de 50 heures annuelles , y compris sur le temps libre. Toutefois, , la durée de la formation peut atteindre les 80 heures annuelles sous réserve de l’accord des enseignants concernés. Du même coup, ne pas se rendre à cette formation malgré un ordre de mission , c’est clairement s’exposer à une retenue de salaire .

C’est pourquoi il faut créer localement les conditions pour exiger des décharges de service conséquentes , à hauteur de la charge de travail exigée . Dans chaque lycée, il est nécessaire de réunir sous la forme d’heure d’information syndicale ou même d’assemblée générale tous les collègues pour organiser collectivement le refus de participer à ces formations telles qu’elles se mettent en place dans l’académie et plus largement la contestation d’une réforme qui signe l’arrêt de mort de l’enseignement technologique industriel. Tout est question de rapport de force, il est plus que temps de le créer par la multiplication des pétitions, des demandes d’audience au Recteur . Il ne faut exclure aucune modalité d’action et envisager des répliques à la hauteur des attaques et des enjeux.