26 juin 2018

MUTATIONS ET CARRIÈRES

Accès à la hors-classe : halte à l’intox !

Des organisations syndicales profitent de cette fin d’année et des CAP de promotion de grade à la hors-classe pour reprendre leurs jérémiades sur PPCR et sa prétendue logique "arbitraire".
Le SNES-FSU, à rebours de ces plaintes continuelles, accompagne chaque collègue dans sa carrière et déconstruit les discours tout faits du "c’était mieux avant".

Le SNES-FSU rappelle que le ministère n’a jamais su reconnaître le travail de ses agents, autrement que par un système les mettant en concurrence les uns avec les autres. Le SNES-FSU rappelle que ce qui compte réellement, c’est bien la promotion à la hors-classe, et non les avis d’évaluateurs très différents.

INTOX : "le nombre effectif des promus, n’est toujours pas connu".
DÉSINTOX : les premières informations données par le ministère font état d’un ratio permettant de promouvoir tous les 11e échelon, et en priorité les 11+3.

INTOX : "Les collègues qui ont dépassé le rendez-vous de carrière du 9e échelon, constatent que les avis portés sont très souvent en régression par rapport à ceux des années antérieures."
DÉSINTOX : Les avis pour la nouvelle hors-classe sont contingentés par décision ministérielle. Cela a des conséquences sur les avis des chefs d’établissement qui n’ont qu’un ou deux "Très Satisfaisant" à émettre. Mais le barème pour l’accès à la hors-classe donne la priorité à l’ancienneté dans la classe normale et réduit donc considérablement l’impact des avis sur la promotion.

INTOX : "Autrement dit il n’y a que 20% des enseignants de ce pays qui, pour le ministère, enseignent de manière très satisfaisante."
DÉSINTOX : Le ministère a toujours cherché à classer les collègues les uns par rapport aux autres, au nom d’un "mérite" qu’il ne parvient pas à définir. Les notes pédagogiques dans l’ancienne carrière étaient déjà attribuées selon une grille qui classait les collègues dans les mêmes proportions selon un supposé mérite. Le SNES-FSU dénonce depuis la création de la hors-classe en 1989 la notion de mérite appliquée à la profession enseignante. Il revendique de plus une déconnexion entre l’évaluation et l’avancement.

INTOX : "Cerise sur le gâteau, cet avis est définitif : il ne peut plus être modifié les années suivantes ! (...) Il n’est pas prévu de procédure pour que l’agent puisse contester cet avis-couperet."
OUI, ET APRES ? Le SNES-FSU conteste depuis le début ces avis intangibles. Il agit, avec ses commissaires paritaires, auprès du Ministère et des rectorats pour faire changer les choses.

INTOX : "L’épreuve des faits démontre donc que cette réforme de l’évaluation, qui avait été présentée comme une “reconnaissance de la valeur professionnelle », se révèle injuste et ne repose pas sur la valeur réelle du travail des personnels."
DÉSINTOX : L’évaluation à l’ancienne mode était encore plus injuste, puisque aléatoire selon les disciplines et les académies. C’est la fin aussi des collègues pénalisés par des retards d’inspection et aussi des inspections "sanctions" que pouvaient commanditer certains chefs d’établissement. Et comment définit-on "la valeur réelle" du travail des personnels ? Travailler pour les élèves devrait suffire !

INTOX  : "Le « barème » mis en place par la note de service du 22 février donne en effet un poids prépondérant à l’avis sur la valeur professionnelle de l’agent."
DÉSINTOX  : Le barème est maintenant national, et non plus au bon vouloir de chaque recteur comme dans l’ancienne carrière. De plus, il donne la prépondérance à l’ancienneté et non plus au mérite. Ainsi, un 10+3 avec appréciation "excellent" passera derrière un 11+3 "à consolider". Ainsi, un 9+3 "excellent" passera derrière un 11+0 "à consolider". Un 11 ème échelon passe avant un 10e, qui passe avant un 9e. Le passage à la hors-classe ne dépend donc plus du "mérite", et devient un réel débouché de carrière pour tous !

Le SNES-FSU revendique une totale déconnexion entre l’évaluation et l’avancement. Sur les modalités de l’avancement à la hors-classe, il dénonce les avis pérennes et agit concrètement auprès du ministère et des rectorats pour faire modifier la circulaire.
Il a agi pour que l’ancienneté soit le critère prépondérant pour la passage à la hors-classe. De fait, la hors-classe devient un débouché de carrière pour tous.
Il invite les collègues à contester l’avis recteur à l’issue des rendez-vous de carrière, et les accompagne dans leurs démarches.