2 décembre 2010

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Action nationale de soutien aux stagiaires : signez l’adresse au Ministre de l’Education Nationale

Une journée nationale d’action sous forme de rassemblements devant les rectorats le mercredi 1er décembre a été organisée par le SNES, le SNEP et le SNUEP.
Dans l’académie de Rouen, le Snes a décidé de s’associer à cette journée en demandant une audience à Madame le Recteur.
Une délégation composée de responsables du SNES de Rouen et de collègues stagiaires a été reçue au Rectorat à 15h.

Cela fut l’occasion de signifier aux responsables académiques les difficultés que les collègues stagiaires ont rencontrées au cours des premiers mois de formation et poser des questions notamment sur la deuxième période d’allègement de service en mars-avril.

Les collègues titulaires ont été appelés à participer à cette action.
En effet, cette journée a été l’occasion pour l’ensemble des collègues, tuteurs ou non, d’exprimer leur soutien aux stagiaires et d’exiger une réelle formation professionnelle et des conditions d’entrée dans le métier nettement améliorées.

La presse a largement relayé les difficultés rencontrées par les stagiaires. Cette action et de nombreuses signatures de l’adresse au ministre sont l’occasion de montrer que l’ensemble de la profession se mobilise autour de la formation des maîtres.

Signez et faites signer l’adresse au ministre !

Adresse au ministre

Adresse au Ministre de l’Éducation Nationale pour des améliorations immédiates des conditions de stage en collège et en lycée !

Monsieur le Ministre,

Jusqu’ici vous avez refusé d’entendre la voix des personnels massivement mobilisés contre la réforme de la
formation des maîtres.
Aujourd’hui, jetés dans le bain du temps complet, sommés de se former en plus de leur temps de service et
d’apprendre sur le tas, 6000 stagiaires expérimentent les conséquences catastrophiques de cette réforme qui a
servi à supprimer 5600 emplois à la rentrée dans le second degré et à imposer une conception du métier réduite à
l’application de quelques « bonnes recettes ».
Placés dans des conditions d’exercice intenables, beaucoup de stagiaires ont d’ores et déjà, après quelques
semaines de cours, le sentiment de ne plus pouvoir faire face, faute de véritable décharge de service et de
formation professionnelle réelle à laquelle ne peut se substituer un compagnonnage par un tuteur ou quelques
stages en master à compter de l’an prochain.
Vous ne pouvez continuer d’ignorer cette réalité qui se traduit par le risque, dès à présent, de voir des stagiaires
renoncer à la carrière qu’ils ont choisie. Vous ne pouvez continuer de mépriser un métier qui exige, pour faire
réussir les élèves, à la fois un haut niveau de qualification et de formation professionnelle.
Nos métiers comme l’avenir de la jeunesse méritent davantage de respect et d’ambition.

Nous exigeons :

− l’abandon de la réforme actuelle et le rétablissement des emplois de stagiaire ;

− une formation didactique et pédagogique renforcée, s’effectuant sur le temps de service, délivrée par des
formateurs ;

− un allégement de service réel pour tous ;

− des conditions de titularisation transparentes, reposant sur des avis contradictoires.

− un plan pluriannuel de recrutement couvrant les besoins du système éducatif ;

− un service devant élèves de l’ordre d’un tiers du maxima de service ;

− une vraie formation au métier d’enseignant qui permette un aller-retour entre la théorie et la pratique,
formation qui doit être assurée par un IUFM rénové et amélioré ;

− une vraie décharge pour le tuteur du stagiaire pour qu’il puisse suivre l’enseignant stagiaire régulièrement ; − une entrée progressive dans le métier.