Mouvement intra académique :

Un petit mouvement qui concernait 7 collègues, 3 entrants dans l’académie.

6 collègues sur 7 ont obtenu satisfaction soit sur leur vœu 1, soit sur leur vœu 2. Depuis plusieurs années 5 COPsy sur 6 partant à la retraite n’ont pas été remplacés, 2 sur 3 actuellement ! Le niveau de recrutement reste très insuffisant et n’est pas à la hauteur des besoins, plus du quart de la profession sont des contractuel(le)s.

Bilan de l’année écoulée :

Depuis l’annonce au mois de décembre de la fermeture de 10 CIO à la rentrée 2014, de la mise en résidence administrative des COPsy en EPLE couplée au zonage des établissements d’exercice (sectorisation imposée par le rectorat), le rectorat est revenu partiellement sur certains de ses projets grâce à la mobilisation impulsée par le SNES-FSU, soutenue par les enseignants, les parents (FCPE) , les élus politiques, le syndicat des orthophonistes etc...

In fine, nous avons obtenu l’abandon de la mise en résidence administrative des COPsy en EPLE, l’abandon du zonage.

Quant aux fermetures de CIO, le rectorat a dans un premier temps scindé son projet envisageant une première vague de fermeture en 2014(5), une seconde en 2015 (5 ?).

Après qu’une délégation de COPsy ait eu la possibilité au mois de juin de rencontrer le Ministre lors de son déplacement au Lycée Marcel Sembat de Sotteville-les-Rouen, et de l’alerter quant au projet de fermetures des CIO dans notre académie, les élus du personnel ont obtenu les 10 et 11 juin deux audiences en présence d’un médiateur nommé par le Ministère. La mission du médiateur était de rétablir le dialogue et de trouver un compromis.

Notre mandat était d’obtenir un moratoire quant à la fermeture des 5 CIO prévue à la rentrée 2014( Montivilliers,Barentin,Eu,Bernay,Vernon) ainsi que l’abandon du zonage. L’abandon du zonage a été acté, mais le moratoire n’a été accepté que pour l’antenne du CIO de Dieppe, Eu alors que le rectorat n’a pas pris la peine de rechercher des alternatives aux fermetures avec les collectivités.

Ainsi pour le CIO de Vernon, une solution pour un relogement est actuellement recherchée par la mairie. Concernant le CIO de Bernay, il y aurait également la possibilité de trouver une alternative, les collègues ont entrepris des démarches même si le Secrétaire général rappelle que ces démarches ne peuvent engager le rectorat. Le moratoire aurait permis de prendre le temps d’étudier ces alternatives.

Le Secrétaire Général a réaffirmé que le compte rendu des audiences avait été validé par le chargé de mission ministérielle. Pourtant lors de l’audience , nous avions entendu que si des alternatives viables aux fermetures pouvaient être mises sur la table dès à présent, elles pourraient être examinées par le rectorat. Le Secrétaire Général précise que la situation du CIO de Bernay pourra être examinée dans le cadre du groupe de travail académique qui va se tenir à la rentrée (le 18 septembre) pour redéfinir la cartographie des CIO (propositions à faire remonter au Ministère en novembre). Et ce dans un contexte où le rectorat cherche principalement à faire des « économies d’échelle », terme utilisé par M.Guidet .
Pour le SNES-FSU, le « relevé de conclusions » ainsi nommé par le rectorat n’est qu’un « relevé d’étape » qui est à faire évoluer, inacceptable en l’état.

Le Secrétaire Général évoque également la situation du CIO d’Évreux avec le désengagement financier du CG 27 au 1er janvier 2015 : il ne sera pas possible de prendre 100 000 euros sur le budget académique (loyer actuel du CIO). L’État ne viendra pas prendre le relais du désengagement du CG, d’où la nécessité de retrouver un autre partenaire, la municipalité ou la région ?

Les frais de déplacement

Quid de l’augmentation des Km attendue du fait du regroupement des CIO dans certains secteurs, notamment en zone rurale ? Le Secrétaire Général tient le discours suivant : il va falloir faire avec la pénurie, en tenant compte d’un budget de plus en plus contraint. Charge aux directeurs de CIO de "gérer en bon père de famille" les déplacements des COPsy car il n’y aura pas de rallonge. La contribution des COPsy à la "persévérance scolaire" risque de ne pas résister à la gestion kilométrique, un facteur de plus en plus contraignant ou une nouvelle forme de travail empêché ? M.Guidet met en avant une méthode d’organisation que les DCIO devront trouver en tenant compte de l’annualisation des déplacements. Par exemple, rester une journée dans le même établissement plutôt que d’aller dans 2 établissements la même journée.

Quid des ESS, conseils de classe,bureau partagé avec l’AS, interventions sur un créneau du PP etc...Quand le quota kilométrique sera atteint on s’arrêtera ?

Il paraît que le rectorat est pointé du doigt par le ministère car on est 4 points en dessous de la moyenne nationale/ poursuites d’études...nous a encore rappelé M.Guidet. Avec une gestion comme cela, en lieu et place d’une réflexion pédagogique et politique, on est pas prêt d’y arriver...