28 novembre 2019

ACTUALITES

CHSCTA - la FSU impose au rectorat de parler des conditions de travail !

Le CHSCT académique s’est tenu jeudi 21 novembre. Malgré les réticences de l’administration, les élus FSU ont réussi à imposer des questions fondamentales concernant les conditions de travail des personnels.

- Les AESH
Suite au non paiement des AESH dans l’académie, la rectrice s’est dite "très affectée" par la situation, et prétend tout mettre en oeuvre pour régler la crise au plus vite. La FSU a néanmoins rappelé que ces déclarations de bonne volonté n’étaient pas suffisantes : elle exige au plus vite des mesures financières pour réparer le préjudice subi par les collègues (frais bancaires, majorations éventuelles, problèmes avec la CAF ou la prime pour l’emploi, etc.)

- Les TZR et les collègues en complément de service
La FSU a rappelé avec force la dégradation des conditions de travail pour les profs (TZR ou non) affectés sur des services partagés. Seront rappelées aux chefs d’établissement l’extrême vigilance à apporter pour rendre les emplois du temps des collègues concernés supportables et l’importance de faciliter tous les aspects technico-pratiques (clés, photocopies, ENT...). La FSU continue à dénoncer ces partages de service qui ne permettent pas d’exercer son métier correctement.

- Les femmes à temps partiel
La FSU a rappelé les engagement de l’Etat sur l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes : au contraire, dans l’académie, le SNES-FSU a montré que les femmes étaient souvent pénalisées par rapport à leurs collègues hommes. La très mauvaise gestion des temps partiels de droit pour jeunes enfants notamment en est un exemple éclairant. Une note de service sera envoyée aux chefs d’établissement pour leur rappeler qu’un temps partiel vise à libérer du temps personnel, et doit donc s’accompagner d’un emploi du temps permettant de concilier vie familiale et vie professionnelle.

- Les conséquences de la réforme du lycée
Dans le cadre du CHSCT, la FSU a longuement développé les conséquences de la réforme du lycée sur les conditions de travail et la santé des personnels. Elle a alerté la rectrice sur la souffrance des personnels, et demandé qu’un réel accompagnement des équipes ait lieu. La formation est la seule réponse de l’administration, qui ne peut nous satisfaire, tant elle est insuffisante et à cent lieues des préoccupations des collègues face à cette réforme.
La FSU a également déposé l’avis suivant, concernant la correction sur écran des futures épreuves d’E3C : "La correction numérique de copies du Bac dans le cadre des E3C va être effective en janvier 2020 dans notre académie sans que notre CHSCTA en ait été saisi. Cette correction numérique implique une modification importante des conditions de travail. Le CHSCT doit être saisi « avant toute transformation importante de l’organisation du travail » selon le décret 82-453. Quel plan de prévention va être mis en place par rapport à la correction sur écran ? Les DUERP des établissements concernés ont-ils évalué le risque lié au travail sur écran ? "

- Les conséquences de la fusion des académies sur les personnels
La fusion des académies devrait être effective au 1er janvier 2020. Pourtant, les personnels des deux rectorats continuent de s’y opposer, et nombreux sont confrontés aux risques psycho-sociaux. La rectrice s’était engagée en juin à mener une étude d’impact, pour envisager les conséquences de la fusion sur les personnels. D’atermoiements en évitements, cette étude n’a toujours pas démarré, montrant une nouvelle fois à quel point la rectrice méprise les questions des conditions de travail des personnels de son académie. Adoptant la stratégie malheureusement bien connue du pompier-pyromane, elle continue à mener la fusion à marche forcée, et s’engage à accompagner par la suite les personnels qui en souffriraient. Nul doute qu’elle mettra davantage de moyen à conduire la fusion qu’à accompagner les personnels... Au contraire, la FSU réclame toujours une réelle politique de prévention dans notre académie.

Déclaration de la FSU