Classe Exceptionnelle des Certifiés 2018

La CAPA d’accès à la Classe Exceptionnelle des Certifiés s’est tenue ce matin. De nouveau, les commissaires paritaires du SNES-FSU ont dû se battre pour que le rectorat de Rouen applique les textes ministériels, et il a fallu que le ministère intervienne en séance (à distance, évidemment) pour rappeler au rectorat le règlement et faire valoir les droits des collègues !
Néanmoins, de nombreux collègues semblent encore avoir été écartés du vivier 1, ou parce qu’ils n’avaient pas candidaté correctement, ou parce que le rectorat estime – parfois à tort ! - qu’ils ne remplissent pas les conditions. Si vous êtes dans ce cas, n’hésitez pas à nous contacter, et soyez particulièrement vigilant lors de la campagne de 2019. Les commissaires paritaires du SNES-FSU seront là pour vous accompagner.

Cette CAPA a permis la promotion de 225 collègues, qui accèdent ainsi à une grille de rémunération qui, jusque là, était interdite aux Certifiés et qu’a enfin ouvert le PPCR.

Néanmoins, les modalités d’accès par les deux viviers continuent à poser problème. En effet, les critères d’accès au vivier 1 sont trop restreints et entraînent la promotion de collègues trop jeunes, qui bloqueront ainsi une place dans le grade jusqu’à leur retraite. Les promotions au titre du vivier 2, ne représentant que 20% du total, sont insuffisantes pour permettre à tous les collègues proches de la retraite, et alors même qu’ils ont souvent des avis très positifs, de bénéficier de cette promotion pour le calcul de leur pension.
En outre, le rectorat de Rouen refuse toujours de tenir compte des engagements ministériels qui prévoient de respecter parmi les promus la proportionnalité femmes-hommes constatée dans le corps. Pourtant, alors que les femmes représentent 64% du corps des Certifiés, les femmes ne représentent que 55% des promus. Une nouvelle fois, le rectorat de Rouen continue d’accentuer les inégalités hommes-femmes et de privilégier les hommes ! C’est inadmissible !!
Les élus du SNES-FSU réitèrent leur demande de revoir les modalités d’accès à la classe exceptionnelle, notamment l’organisation en deux viviers, dont un à accès fonctionnel, et la répartition 80/20 afin de permettre un accès élargi, indispensable, pour les prochaines campagnes. Comme pour la Hors-classe, les élus dénoncent l’inégalité de traitement entre les collègues exerçant dans le second degré et ceux exerçant dans le supérieur, ainsi que les disparités constatées entre les académies dans l’application des textes.