22 février 2018

ACTUALITES

Congrès académique du SNES : texte action voté à l’unanimité

Le nouveau gouvernement n’a pas tardé à mettre en place une politique rappelant celles menées par Sarkozy entre 2007 et 2012. Le mouvement social doit faire face à des attaques de grandes ampleurs, qui, arrivées à terme, transformeront la société au bénéfice des plus riches.

La casse de la fonction publique est en route : suppression de 120000 postes de fonctionnaires, blocage du point d’indice, augmentation de la CSG, retour du jour de carence… Les annonces faites le 1er février laissent présager le pire pour le CAP 22 : casse du statut de fonctionnaire, détérioration des conditions de travail. C’est pourquoi le SNES-FSU, avec la FSU, appelle à la grève le 22 mars 2018 et à participer aux manifestations pour une négociation salariale immédiate, le dégel de la valeur du point d’indice, le rattrapage des pertes subies et l’augmentation du pouvoir d’achat, pour l’arrêt des suppressions d’emplois (baisse du nombre de postes aux concours de l’Éducation Nationale) et les créations nécessaires, pour l’abrogation du jour de carence et enfin pour la défense et la pérennisation du système de retraite par répartition et des régimes particuliers. Cette journée de convergence doit permettre de mobiliser aussi sur les questions propres à l’Éducation Nationale (carte scolaire, DHG, “Parcoursup”, réformes du bac et du lycée….). Le SNES-FSU appelle les collègues à se mobiliser en HIS afin de préparer et de réussir cette grève. Le SNES-FSU appellera à l’organisation d’AG pour informer et ancrer la mobilisation dans la durée.

Le groupe des 9 appelle à la réussite des manifestations des retraités le 15 mars.

Dans l’Éducation Nationale, les suppressions de postes (77 dans l’académie de Rouen pour la rentrée 2018), la baisse du nombre de places au concours montrent la place faite au service public d’Éducation. Ces suppressions de postes ont déjà des effets calamiteux dans une académie comme la nôtre. Pour les élèves d’abord, les conditions de travail se dégradent avec partout des augmentations des effectifs par classe. Pour les personnels ensuite, il s’agit cette année d’un vrai plan social avec une multiplication des cartes scolaires entre celles causées par les fermetures des collèges Neruda et PMF et celles nombreuses dues partout aux fermetures de classe. La section académique du SNES-FSU accompagne les collègues en mesure de carte scolaire et interviendra dans les comités techniques pour sauver une partie de ces postes. Enfin, elle participe financièrement grâce à la caisse de grève au recours juridique porté par les collègues de PMF.

Pour soi-disant répondre aux échecs d’orientation dûs à APB et au lieu de se poser la question du nombre de places dans le supérieur, le gouvernement a fait le choix de la mise en place de “ParcourSup” instaurant ainsi une sélection après le bac. Le SNES-FSU soutient les actions menées contre cette réforme. La section académique du SNES-FSU appelle en outre les collègues (enseignants, CPE et psy-EN) à ne pas participer à la sélection de leurs propres élèves en intervenant en conseil de classe pour dénoncer “ParcourSup”. Il appelle les enseignants à renseigner les fiches avenir de la façon la plus favorable possible afin de contraindre les chefs d’établissement à porter un avis positif sur les vœux d’orientation des élèves. Il appelle à réaffirmer le rôle indispensable des Psy-EN, notamment en amont des conseils de classe.

Pendant de cette réforme, le gouvernement vient d’annoncer la réforme prévue pour le BAC et le lycée. Celle-ci serait mise en place dès la rentrée prochaine pour les classes de 2de. Si par rapport aux premières annonces, les premières mobilisations ont permis le maintien des séries technologiques et d’éviter la semestrialisation, la copie ne répond pas aux attentes de la profession. Le baccalauréat se complexifie et devient un diplôme d’établissement. Les séries générales disparaissent au profit d’un lycée modulaire avec le risque d’une offre de formation très inégalitaire selon les lycées et les territoires, et du développement de parcours d’initiés en fonction des attendus sélectifs de l’enseignement supérieur. La multiplication des épreuves en contrôle continu, loin de simplifier le bac, va impacter fortement le nombre d’heures données aux lycéens. Par ailleurs, la diminution du nombre d’heures prévues pour les lycéens va d’abord permettre la poursuite des suppressions de postes. La modularité des enseignements risque d’impacter fortement certaines disciplines, voire de les faire disparaitre. Le SNES-FSU continuera d’informer la profession afin d’organiser la mobilisation pour empêcher la mise en place de cette réforme. Il exige le maintien du baccalauréat, 1er grade universitaire, adossé à des épreuves terminales, nationales et anonymes.

En collège, le gouvernement enchaîne les effets d’annonce. Il prétend promouvoir un jour les LCA, un autre les chorales sans jamais donner les moyens ad hoc pour ces enseignements. Permettre ces enseignements, c’est le faire au détriment d’autres enseignements dans le cadre de l’autonomie des établissements, au cœur de la réforme du collège. Ces annonces participent à la dérégulation inhérente à la réforme du collège de 2016, va à l’encontre d’un cadrage national fort. Elles renforcent une pseudo autonomie. Par ailleurs, pour la prochaine session du DNB comme pour les suivantes, la section académique continue d’appeler à la disparition du LSUN.

Cette année a vu la mise en place des nouvelles carrières des personnels de l’éducation. Si la classe exceptionnelle permet un nouveau débouché de carrières après la hors-classe, elle pose depuis sa création de nombreux problèmes. Aux problèmes déjà dénoncés depuis sa création, s’ajoutent les écueils rencontrés dans certaines académies comme la nôtre, notre Rectorat éjectant par une erreur de lecture, une partie des collègues ayant exercé en Éducation Prioritaire. Les élus du SNES-FSU continueront de se battre pour permettre que les années de service en Éducation Prioritaire soient reconnues. Le SNES-FSU condamne cette lecture abusive de l’arrêté ministériel et met tout en œuvre pour contraindre le Rectorat à appliquer les textes.

Enfin ce congrès académique est certainement le dernier dans cette configuration. La fusion de notre académie avec celle de Caen risque d’être annoncée au printemps. La section académique du SNES-FSU avec la FSU s’oppose à cette fusion, contestant la logique des réformes territoriales qui adapte l’Éducation Nationale à l’échelon régional alors que le travail de l’Éducation Nationale n’en dépend pas. Cette fusion entraînera une dégradation des conditions de travail des agents administratifs des deux rectorats. Elle risque par ailleurs d’avoir des conséquences sur les personnels déjà précarisés (affectations lointaines, ZR étendues…).

Le SNES-FSU soutiendra et défendra tous les camarades attaqués par Riposte Laïque ou tout autre groupe d’extrême droite.

Le SNES-FSU condamne l’évacuation des opposants au projet d’enfouissement des déchets nucléaire à Bure, un coup de force qui ne règle rien au problème de la gestion des déchets radio-actifs. Il affirme sa solidarité à celles et ceux qui refusent de laisser aux générations futures la gestion d’un tombeau nucléaire qui rappelle l’urgence d’une sortie du nucléaire.

Amendements votés au congrès académique

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