Le Comité Technique Académique informant des suppressions de postes d’AED a eu lieu ce jour.

La FSU a prononcé la déclaration ci dessous :

Déclaration FSU - CTA 25 06 2013

Le vœu suivant a été voté :

" Les organisations FSU / FO / CGT / UNSA s’opposent au projet de suppression de postes d’AED. "

Ci dessous la liste des établissements touchés par les suppressions de postes :

POSTES AED 2ND DEGRE SUPPRIMES
POSTES AED 1ER DEGRE SUPPRIMES

Pourquoi ces suppressions de postes ?

Le Recteur et le Secrétaire Général ont fait une présentation très gestionnaire du projet de suppression de postes d’AED : « c’est une mesure budgétaire, ce sont des crédits de fonctionnement et non de masse salariale ».

Le Rectorat vient semble-t-il de se rendre compte qu’il ne serait pas en mesure de boucler l’année en termes de budget : « l’enveloppe est de 44,7 millions d’euros pour les AED ; après la suppression de 123 emplois, on sera encore à 45,8 millions d’euros. Si on ne supprimait pas ces postes on ne pourrait plus rémunérer les AED en décembre. »

Nous avons exprimé le fait que toute question budgétaire est sous-tendue par un choix politique.

La justification avancée pour la saignée qui touche particulièrement l’académie de Rouen est la suivante : « l’académie de Rouen présente un atypisme, avec des Assistants Pédagogiques dans le 1er degré. On normalise le fonctionnement en retirant les AP du 1er degré. C’est pour cette raison que les AP et les écoles sont les plus touchées. Le souci a été de toucher au minimum les vies scolaires. »

Par ailleurs, c’est sur le même budget qu’on rémunère les fonds sociaux, et le rectorat a préféré supprimer des postes d’AED.

Nous avons observé que les établissements ECLAIR, et plus généralement d’Education Prioritaire, étaient particulièrement touchés. Nous avons au passage réitéré la demande – formulée il y a 2 ans déjà – d’un groupe de travail au sujet de la répartition des moyens de vie scolaire. Aucun engagement précis en réponse.

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Le rectorat a annoncé qu’il recherchait prioritairement les fins de contrats, les départs volontaires.
« Parfois le chef d’établissement n’a pas prévu le renouvellement du contrat en fonction de la façon de servir. »
Nous en avons profité pour faire part des nombreux messages qui nous sont parvenus cette année d’Assistants d’Education victimes de chantages au non-renouvellement de la part du chef d’établissement : le moindre désaccord dans le travail peut conduire à une menace de non-renouvellement !

Au cas où aucun AED n’est volontaire pour la suppression de poste, c’est le critère de l’ancienneté qui sera utilisé : c’est l’emploi du plus récent AED qui sera supprimé.

Quel suivi pour les Assistants d’Education ?

Le Directeur des Ressources Humaines a promis « un suivi particulier des cas particuliers […] on va travailler au réemploi des AED. » On voit mal comment cette promesse pourra être suivie d’effet puisque le Secrétaire Général a rappelé plusieurs fois « les établissements du Second Degré sont employeurs, y compris pour AP dans le 1er degré. » Autrement dit, le Rectorat n’a guère le pouvoir de faciliter le réemploi d’un AED dans un autre établissement. Le Secrétaire Général a annoncé : « chaque chef d’établissement va recevoir un courrier invitant à recruter en priorité sur les postes qui se libèrent les personnels qui arrivent après suppression de postes. Chaque établissement de Rouen va recevoir la liste des collègues dont le poste a été supprimé. Un accompagnement de Pôle Emploi va être fait. »

Le SNES-FSU appelle les collègues des établissements touchés à se réunir, à entrer en contact avec les parents d’élèves, à déposer des motions dans les conseils d’administration, à écrire des courriers au Rectorat (mettre le SNES en copie), à demander des audiences au Rectorat, à continuer de signer la pétition intersyndicale académique.