17 janvier 2020

COLLÈGES/LYCÉES

DHG des lycées généraux et technologiques : NON aux nouvelles dégradations !

La baisse démographique de 586 élèves prévue par le rectorat dans les lycées généraux et technologiques de l’académie se traduira sur le terrain par la suppression de 162 ETP (1 équivalent temps plein = 18h, c’est-à-dire 1 poste de certifié), soit en moyenne 1 poste supprimé pour 3,6 élèves en moins !

Pour les lycées de l’ex-académie de Rouen, la comparaison de prévision à prévision (la dotation présentée au CA en janvier 2019 et celle prévue pour la rentrée 2020) fait apparaître une hausse démographique de 108 élèves alors que dans le même temps 90 ETP seront supprimés. Cela démontre une nouvelle fois que la mise en place en septembre 2020 de la réforme Blanquer du lycée dans les classes de Terminale permettra au gouvernement de récupérer des moyens d’enseignement tout en augmentant les effectifs par division. Une nouvelle dégradation en perspective pour les élèves actuellement dans les classes de Seconde et de Première qui subissent déjà les méfaits de cette réforme (programmes trop ambitieux, stress permanent du contrôle continu et des E3C, …) et les enseignants dont la charge de travail s’est considérablement alourdie.

La discussion autour de la ventilation des dotations qui sera présentée dans les prochains jours par les chefs d’établissement se limitera à choisir ce qu’il faudra sacrifier (options, dédoublements, AP, section euro, …), les marges d’autonomie de 12 h par division en seconde et de 8 h par division dans le cycle terminal étant très insuffisantes pour tout financer. Le SNES-FSU appelle les enseignants à ne pas céder à cette logique de mise en concurrence des enseignements, des disciplines et des collègues et soutiendra toutes les formes d’actions (motions, interpellation des parents ou de la presse, des députés, grève…) décidées localement et visant à dénoncer le manque de moyens attribués pour la rentrée 2020.

Dans le même temps, nous constatons une hausse du nombre des Indemnités pour missions particulières attribuées dans la plupart des lycées. Rappelons que dans la plupart des cas, ces IMP (qui ne bénéficient qu’à quelques collègues au sein de chaque établissement) servent à rémunérer des tâches souvent très chronophages (responsable de labo, référent numérique …) qui auparavant donnaient lieu à des allègements de service et permettaient de limiter la charge de travail des personnels concernés. Cette hausse des IMP laisse supposer que des missions supplémentaires seront attribuées aux enseignants dès la prochaine rentrée, comme le souhaite le ministre Blanquer qui promet dans le cadre de la réforme des retraites, une « revalorisation » - par ailleurs très insuffisante pour compenser les pertes du système par points – en échange de nouvelles tâches. Seule la poursuite de la mobilisation actuellement en cours permettra de faire reculer le gouvernement sur les attaques prévues contre notre statut.

Les DHG des lycées dans l’académie de Rouen :

Comparaison 2019-2020 :