La rectrice refuse le dialogue, pour cause d’apéro de bonne année !

Le SNES-FSU invite tous les collègues de lycée à une réunion académique concernant les E3C le mercredi 15 janvier à 15h au local de la FSU, 4 rue Louis Poterat à Rouen (arrêts Europe ou Avenue de Caen en métro - arrêt Louis Poterat en T4)

Depuis mi-octobre, la section académique du SNES-FSU demande à la rectrice une audience sur l’organisation des Epreuves Communes de Contrôle Continu (E3C) du nouveau baccalauréat. Après de multiples relances de notre part, une audience était enfin prévue mardi 7 Janvier. Elle a été finalement annulée en dernière minute pour cause de cérémonie des voeux au Rectorat ; une nouvelle date ne pouvant nous être proposée avant le 23 janvier, alors que les E3C auront déjà eu lieu dans certains établissements.

Dans un contexte social déjà très tendu par la volonté du gouvernement d’imposer une retraite par points qui pénaliserait fortement les personnels de l’Education nationale, et alors que la colère de la profession s’accroît de jour en jour, nous dénonçons cette absence de dialogue. Depuis plusieurs semaines, les enseignants de nombreux établissements ont interpellé la rectrice et leurs IPR sur les problèmes engendrés par les E3C. Malgré cela, le rectorat reste indifférent à la réalité du terrain, refusant de prendre en compte les nombreuses difficultés rencontrées par les enseignants (perte de sens du métier, lourde charge de travail… ) ainsi que la souffrance des élèves face à des programmes trop ambitieux et impossibles à mettre en œuvre.

Depuis la rencontre entre le SNES-FSU et le chef de la Division des Examens et Concours, jeudi 19 décembre (voir le compte rendu ici) sur la mise en place technique des E3C, aucun arbitrage n’a été rendu par la rectrice, notamment sur la question des décharges de cours pour choisir les sujets et corriger les copies.

A quelques jours de la première session des E3C, le SNES-FSU appelle les enseignants à empêcher leur mise en œuvre et à refuser collectivement partout où cela serait possible de choisir les sujets, de surveiller et de corriger les épreuves. Dans les établissements où une position commune ne serait pas possible, le SNES-FSU appelle les enseignants à exiger des temps banalisés nécessaires au choix des sujets et à la correction des copies auprès de leur chef d’établissement, qui ne pourra pas s’abriter derrière un cadrage académique actuellement inexistant pour les refuser.

Ci-dessous quelques exemples de courriers envoyés par plusieurs lycées aux chefs d’établissement et/ou aux IPR et/ou à la rectrice