Echos des établissements pour la rentrée 2019
Vous trouverez ci-dessous les premières informations venant des établissements pour cette rentrée 2019.
N’hésitez pas à nous transmettre vos premiers constats de rentrée à rouen@snes.edu en complétant l’enquête ci-dessous !
enquête conditions de rentrée 2019
Démantèlement des collèges
communiqué intersyndical rentree 2019

Collège André Maurois (La Saussaye) :
C’est une rentrée plus que chaotique : les élèves n’avaient pas leurs heures à la rentrée, les professeurs non plus ! Certains n’avaient pas les bonnes classes en tant que PP. Par conséquent, des classes ont changé de professeur ou de PP en cours de route (jusqu’à mi-septembre). Les emplois du temps n’étaient pas encore tout à fait régularisés en date du 17 septembre. L’ancienne chef d’établissement a dû revenir 2 fois pour finaliser les emplois du temps, l’adjoint a été arrêté une semaine… Les emplois du temps sont donc souvent à trous pour beaucoup de collègues.
Les classes sont chargées globalement : entre 26 et 30… Bref, c’est un début d’année mouvementé !

Collège Fernand Léger (Le Petit-Quevilly) :
Certaines classes arrivent à 26 (pour un engagement pris par l’IA de ne pas dépasser 23-24 dans ce collège de REP), cela est dû à une inclusion à marche forcée, notamment en sixième où 5 élèves étant reconnus comme ayant besoin d’être accompagnés au sein de l’ULIS sont scolarisés dans la même classe sans aucun accompagnement pour le moment (l’ULIS du collège étant complète à 12 élèves). Les conditions matérielles d’exercice deviennent déplorables avec beaucoup d’équipements (informatiques notamment) qui datent de la construction du collège, il y a 11 ans. La saignée opérée par le département dans la dotation globale de fonctionnement 2019 impacte directement la pédagogie, les enseignant-es renoncent à faire les photocopies nécessaires à la bonne compréhension du cours par toutes et tous. Les manuels scolaires ne sont pas renouvelés, beaucoup datent d’il y a 15 ans. Les crédits pédagogiques sont aussi rognés, obligeant les collègues à renoncer à certains équipements pédagogiques, en sciences notamment.

Lycée Val-de-Seine de Grand-Quevilly :
La mise en place de la réforme du lycée rend cette rentrée 2019 particulièrement difficile. Les collègues ont envoyé le courrier ci-dessous pour demander une audience au Rectorat. Si aucune réponse n’est apportée, le lycée sera en grève lundi 23 septembre.

Mise à jour au lundi 23 septembre
61 collègues du lycée Val-de-Seine étaient en grève aujourd’hui pour protester contre leurs conditions de rentrée :
- classes surchargées dont plusieurs avec des effectifs supérieurs à 35 ;
- dotation insuffisante pour mettre en place l’accompagnement personnalisé et l’accompagnement à l’orientation (pourtant prévues par la réforme Blanquer) ;
- 1/2 poste de CPE non pourvu (alors que les effectifs ont augmenté lors de cette rentrée) ;
- suppression de 2 postes d’agents techniques (en conséquence, certaines parties de l’établissement ne sont plus nettoyées qu’un jour sur deux).
Une demande d’audience a, à nouveau, été envoyée au rectorat. La mobilisation a été couverte par la presse et notamment Paris-Normandie.

Lycée Pierre Corneille (Rouen)
L’ensemble des professeurs de Sciences (physique-chimie et SVT) n’assume plus les TP dans les groupes dont les effectifs sont supérieurs à 20 élèves pour des raisons de sécurité, d’apprentissage...

Collège Courbet (Gonfreville l’Orcher)
Une rentrée tendue, avec des relations difficiles avec le chef d’établissement, qui oblige au rapport de force.
Des effectifs lourds en 6e pour un établissement REP (26 à 27 par classe).
Des emplois du temps délirants pour imposer devoirs faits, certains collègues doivent être présents toute la journée pour quelques heures de cours seulement ; quasiment toutes les classes terminent à 17h le vendredi.
Manque un collègue en techno, pas de médecin scolaire, et le poste de Psy-EN reste vacant.
Les collègues, en grève le mercredi 11 et jeudi 12 septembre, ont obtenu que la situation soit rapidement revue afin que soient améliorées les conditions d’enseignement pour tous.

Collège Charpentier (Mesnils-s/-Iton)
Le collège n’a pas eu de CPE la première semaine de la rentrée. La collègue, nouvellement établie depuis, ne va pas avoir la tâche facile en étant nommée en cours de rentrée.

Lycée Flaubert (Rouen)
La majorité des classes à 35 - 36 élèves.
Les options facultatives sont systématiquement placées en fin de journée (17h-20h).
Le 4 septembre, suite à un préavis de grève déposé par les sections d’établissement du SNES-FSU et de FO, les collègues ont distribué des tracts à l’entrée du lycée puis se sont rassemblés devant le Rectorat à 10h, en présence de la presse. Une entrevue est également prévue à 18h avec le Secrétaire Général du Rectorat. En effet, à ce jour, le Rectorat ne donne que 4h de dotation complémentaire pour permettre l’ouverture d’un groupe de spécialité supplémentaire en SES, ce qui reste largement insuffisant.
Les collègues envisagent de reconduire la grève demain jeudi 5 septembre.
Ils ont finalement obtenu les 10 heures supplémentaires qui ont permis de créer les groupes de spécialité qui manquaient.

Collège Mandela (Elbeuf)
580 élèves inscrits pour une capacité maximale de 500 élèves.
Ouverture d’une classe de 6e supplémentaire, en prenant une partie des heures nécessaires sur la dotation du réseau REP+, d’où une moindre présence dans les écoles.
Service partagé en EPS sur 3 établissements.
Manque d’AED (1,5 ETP) et d’AP (1,5 ETP).

Lycée Saint-Saëns (Rouen)
33 parcours possibles pour les enseignements de spécialités en 1re.
Les effectifs de classe de 1re sont compris entre 31 et 35 élèves.
Les groupes classes sont éclatés, avec seulement 9,5h d’enseignement commun.

Lycée Maurois (Elbeuf)
Réouverture du lycée le samedi pour permettre de construire les emplois du temps suite à la réforme.
Manque d’un demi-poste d’AED.

Collège Dufy (Le Havre)
Compléments de service en Arts Plastiques, Histoire-Géographie, EPS et Maths.

Collège L’oiseau Blanc (Criquetot l’Esneval)
Classes chargées, avec des classes de 3e à plus de 29 élèves.
Certains professeurs principaux sont les CPE de l’établissement, suite aux refus des collègues d’assumer cette charge.

Lycée Blaise Pascal (Rouen)
Rentrée très tendue, avec le refus des professeurs principaux d’accueillir les classes de 1re lundi après-midi pour protester contre la réforme.
Au 4 septembre, il manquait toujours des professeurs principaux en classe de Première. De plus, aucun PsyEN ne sera présent dans l’établissement suite à un manque de personnel. Le Rectorat est informé de cette situation mais ne propose aucune solution pour l’orientation des lycéens de Blaise Pascal

Lycée Prévost (Montivilliers)
La plupart des classes à plus de 30 élèves : 33 en 2de, 32 en 1re, entre 32 et 35 en Tale (sauf les Tales L).
41 combinaisons de spécialités.
Les classes ne sont pas profilées en fonction des spécialités, avec 10 à 12 combinaisons possibles dans certaines classes de 1re.

Lycée Vallée du Cailly (Déville-lès-Rouen)
Les collègues sont en grève le vendredi 6 septembre et demandent une audience en urgence au Rectorat afin d’obtenir une 1/2 division supplémentaire en 1re STMG : les effectifs prévus dans les 2 classes (39 et 34 élèves) sont incompatibles avec des conditions d’exercice et d’apprentissage respectueux des professeurs et des élèves.
Suite à leur action, les collègues ont obtenu la création d’un groupe de STMG supplémentaire.

Lycée Prévert (Pont Audemer)
7 classes sans professeurs principaux, suite aux nombreux engagements des collègues de refuser d’être PP.
La majorité des classes à plus de 30 élèves, et 37 en Terminale S.
Plus de détails dans la presse (voir ci-dessous).

Article Pont-Audemer