Le mardi 27 novembre, le stage Lettres a rassemblé plus de 35 collègues – de Lettres Modernes et de Lettres Classiques – venus de toute l’Académie. Animée par Valérie Sultan, du secteur Contenus du SNES, cette journée nous a permis de réfléchir à toutes les problématiques liées à l’enseignement du français et des langues anciennes, de la sixième à la Terminale.

Au collège, nous avons pointé les incohérences des nouveaux programmes et insisté sur l’importance de s’opposer au socle commun qui d’une part porte un jugement sur la personne au lieu d’évaluer une production et qui d’autre part conduit à une double évaluation alors que nous croulons déjà sous les copies et l’abondance de tâches. Nous avons également dénoncé de nouveau la mise en place de l’épreuve d’Histoire des Arts au DNB qui porte atteinte au caractère national du diplôme en laissant chaque établissement l’organiser à sa manière.

Au lycée, la mise en place de l’AP est très problématique puisqu’on interdit aux collègues d’utiliser ces heures pour faire du « disciplinaire » - serait-ce un gros mot ? Quant aux programmes, ils sont jugés très répétitifs pour les élèves et infaisables au vu du peu d’heures consacrées au français, alors même que les élèves peuvent être interrogés sur tous les éléments du programme lors de l’épreuve écrite.

En langues anciennes, la situation n’est guère plus rose. Les collègues de Lettres Classiques ont évoqué leurs difficultés à faire vivre le latin et le grec lorsque les chefs d’établissement ne les soutiennent pas. Jugées parfois inutiles ou trop élitistes, ces options subissent partout la concurrence d’autres options et sont, la plupart du temps, reléguées en fin de journée, à l’heure où les élèves ont bien du mal à travailler.

Ce stage nous a permis de réaffirmer que c’est collectivement que nous pourrons faire changer les choses et redonner du sens à l’enseignement des Lettres.