16 janvier 2019

ACTUALITES

Rentrée 2019 : la colère gronde dans les établissements

Rentrée 2019 : la colère gronde dans les établissements

Avec les suppressions de postes massives prévues dans le second degré, les conditions de travail des enseignants et les conditions d’étude des élèves vont connaître de nouvelles dégradations. Déterminés à ne pas accepter ces politiques désastreuses, les collègues se mobilisent partout, en collège comme en lycée, et construisent collectivement la grève à venir du jeudi 24 janvier. En attendant, cet article recense les informations des établissements de l’académie.

collège Rousseau Darnétal
Lycée Prévost à Montivilliers
Lycée Prévert à Pont Audemer
Collège Le Cèdre à Canteleu
Lycée Georges Brassens de Neufchâtel-en-Bray
Lycée Marc Bloch de Val de Reuil
Collège Braque à Dieppe
Lycée Sembat à Sotteville-lès-Rouen
Collège Victor Hugo de Rives en Seine
Lycée le Corbusier à Saint Étienne du Rouvray
Lycée Camille St-Saëns de Rouen
Lycée Pablo Neruda de Dieppe
Collège Irène Joliot-Curie du Havre
Collège Romain Rolland du Havre
Collège Raoul Dufy du Havre
Collège Le Hameau de Bernay
Collège de Caudebec-lès-Elbeuf
Collège Maupassant de Fleury sur Andelle
Collège Édouard Branly de Grand-Quevilly
Lycée de Saint-Valéry-en-Caux
Collège de Yerville
Collège Ariane de Vernon
Collège Montaigne du Vaudreuil
Lycée Pierre Corneille de Rouen
Secteur dieppois
collège Francis Yard de Buchy
Journée lycées morts au Havre

collège Rousseau Darnétal :

voir article

Lycée Prévost à Montivilliers :

* Le CA sur la DHG du lycée Prévost de Montivilliers s’est tenu hier soir. La DHG a été rejetée par 11 voix contre et 10 pour.
Avec la FCPE, nous avons déposé la motion en PJ.

Motion Prévost

* Sur le bassin du Havre, nous avons annoncé lors d’une conférence de presse (FSU - Solidaires - FCPE) qui s’est tenue ce soir devant le lycée Monet une journée "lycées morts" sur l’ensemble des lycées du bassin le jeudi 7 février. A titre d’exemple, la FCPE du lycée Prévost a envoyé a ses adhérents le courrier en PJ, courrier qui sera transmis à tous les parents d’élèves du lycée en début de semaine prochaine.

Autre infos récupérées sur les lycées du secteur :

  • - Lycée Monet : bac blanc supprimé (oraux + écrit). Un courrier va être transmis aux parents pour expliquer ;
  • - Lycée de Lillebonne : blocage du lycée Samedi matin 2 Février avec les parents PEEP et FCPE + enseignants ;
  • - UNL du lycée François 1er : création d’une page facebook "Lycéens en colère".

Mise à jour :
Avec les parents FCPE du lycée de Montivilliers, nous avons organisé mardi dernier une réunion sur la réforme du lycée, du bac et sur Parcoursup. Environ 30 parents présents (principalement des parents du lycée, mais aussi quelques parents d’élèves d’un collège du secteur).

Les parents sont ressortis très inquiets des conséquences de ces réformes et une discussion s’est ensuite engagée sur les façons de les combattre.

Plusieurs possibilités d’action ont été évoquées :
- écrire aux députés de circonscription pour dénoncer le contenu de ces réformes (l’un des parents d’élèves a depuis pris contact avec le député PC de Gonfreville l’Orcher qui s’est engagé à intervenir à l’assemblée sur ce sujet – on doit pour cela écrire un courrier pointant tous les problèmes) ;
- effectuer une journée lycée mort (avec le soutien des parents et élèves) en proposant cette initiative à l’ensemble des lycées du Havre + couverture médiatique (les collèges pourraient aussi s’y joindre sur leurs propres problématiques).

Lycée Prévert à Pont Audemer :

Le conseil d’administration du lycée s’est réuni le 31 janvier avec comme point principal à l’ordre du jour la préparation de la rentrée 2019. La répartition proposée a été rejetée par 6 pour, 12 contre et 4 abstentions. En pièce-jointe, notre explication de vote sur les suppressions de postes (dont 3 au lycée), le problème des HSA et la décision de Blanquer d’en imposer une deuxième, l’insuffisance des heures marge pour financer tous les besoins (accompagnement personnalisé réduit à la portion congrue en seconde, qui disparaît totalement en première, options, aide à l’orientation...) et le mensonge d’avoir fait croire que la spécialité LCA était possible via l’option LCA.

Nous avons indiqué que nous interviendrions lors de la réunion d’information organisée mardi 5 février à destination des parents d’élèves de seconde sur notre refus de la réforme des lycées et l’impossibilité pour nous de jouer le rôle que l’institution attend de nous, c’est-à-dire éclairer les élèves et parents sur le choix des spécialités alors que nous n’avons aucune information sur les programmes de terminale, le contenu des épreuves du bac ou les conséquences de tel ou tel choix de spécialité sur les poursuites d’études post-bac.
Nous serons également aux grilles du lycée, de 16h à 18h, pour diffuser un tract aux parents.
Nous avons informé le CA qu’au vu de l’enfumage institutionnel de nombreux professeurs principaux du lycée, tous niveaux confondus, envisageaient de démissionner de leur fonction, 43% à ce jour.

Nous avons également appelé à rejeter une convention avec "Article 1", une association guidée par - aux dires de leur site - "les valeurs communes de justice, d’égalité, de fraternité et de liberté." Émouvant, jusque-là...
"Chaque année," cette association va "chercher ces talents (= nos élèves), en liaison avec les enseignants, pour leur fournir l’aide à l’orientation, le soutien méthodologique, la connaissance des filières et des métiers, les réseaux, les opportunités à l’international ; ingrédients indispensables (que l’École seule peine à apporter équitablement à tous) pour leur permettre de définir leur projet professionnel, et plus largement, leur projet de vie avec confiance et ambition."
Le reste, que l’on peut lire via le lien suivant : https://article-1.eu/ est du même tonneau, à grand renfort de photos de jeunes en extase devant la qualité des interventions et le désintéressement de cette association.
En résumé, le ministère encourage ce type de partenariat douteux, sponsorisé par à peu près toutes les multinationales et banques de la planète (Amazon, Microsoft, Orange, JP Morgan, PMU, BNP-Paribas, Club Med, HSBC, etc.) Dans le même temps, le service public de l’orientation est malmené, les CIO ferment et nos collègues Psy-En sont mis sur la touche.
Malheureusement, cette convention a été approuvée à une voix près : 9 pour, 8 contre et 2 abstentions.

Motion Prévert

MISE A JOUR DU 05/02/2019

Une réunion d’information se tenait ce soir à destination des parents d’élèves de seconde.
Les enseignants ont demandé à pouvoir intervenir afin de donner leur point de vue mais cette demande a été refusée.

25 collègues ont participé à la diffusion de 700 exemplaires d’un tract (voir ci-dessous) aux grilles du lycée à 16h et à 18h.

Tract Prévert

MISE À JOUR AU 07 FÉVRIER
Une assemblée générale ce midi a réuni une trentaine de collègues pour faire le point de la mobilisation jusqu’ici.
A l’issue de la réunion, 17 professeurs principaux (soit un tiers) ont remis leur démission. D’autres suivront demain et à la rentrée.
Les lettres de démission sont affichées en salle des professeurs.

MISE À JOUR AU 26 FÉVRIER
Nous étions 40 réunis en heure d’information syndicale hier, avant une réunion convoquée par la direction à 15h réunissant les 19 professeurs principaux démissionnaires à ce jour. L’occasion de confirmer unanimement notre démission et rappeler tout ce qui ne va pas.
Une tentative côté direction de faire un distingo entre professeurs principaux démissionnaires de seconde, première et terminale. Nous avons rappelé que les trois niveaux étaient impactés par les réformes en cours : réforme du lycée, réforme du bac, réforme de l’orientation post-bac, trois versants d’une même réforme qui transforme le lycée en gare de triage, dénature notre métier, et promet des lendemains douloureux pour les collègues comme pour nos élèves.
Une deuxième tentative pour que l’on mette entre parenthèses le travail de conseil pour le choix de spécialités pour les classes de seconde mais que l’on continue d’assurer les autres missions. Refus unanime.
Une troisième tentative pour trouver des "éléments de langage" communs pour "rassurer" les familles, leur signifier que les profs démissionnaires ne les "abandonnaient" pas. Là encore, pas question d’accepter en notre nom de telles formulations, qui énoncent une évidence mais qui oublient de nommer les responsables de la crise actuelle. Il va de soi que les seuls qui "abandonnent" les élèves et les familles, sont ceux - au Rectorat, au Ministère, au sein de la hiérarchie - qui défendent coûte que coûte cette réforme.
Notre institution nous empêche de mener à bien nos missions. Nous en prenons acte. Point. A eux, désormais, de trouver une solution. La plus simple étant évidemment de renoncer à une réforme rejetée par une majorité des professeurs.

Un nouveau planning pour les conseils de classe a été envoyé hier pour tenir compte des 19 démissions à ce jour.

Nous avons convenu d’être présents aux grilles du lycée le samedi 23 mars pour les journées portes ouvertes, l’occasion d’informer les familles des élèves actuellement en troisième et de faire un point presse.

Pour celles et ceux qui ne les auraient pas lus, deux articles parus dans la presse locale :

Paris-Normandie

Actu Normandie

MISE À JOUR AU 28 FÉVRIER
Le nombre de professeurs principaux démissionnaires a été porté à 20.

Ci-dessous, une communication des collègues de mathématiques du lycée :

Chaque année depuis plus de 18 ans, les professeurs de mathématiques du lycée Prévert de Pont-Audemer font participer toutes leurs classes de seconde au rallye mathématique de l’Académie de Rouen. Ce concours, ludique, développe l’esprit de coopération dans la classe, puisque les élèves y participent de façon collective et non individuelle. Il permet d’envisager les mathématiques autrement, permet d’user d’intuition, de travailler son esprit critique.

Mais la réforme du lycée est passée par là : les mathématiques ne sont plus une joie, mais une matière de sélection, un outil de tri pour l’enseignement supérieur. De plus, à compter de l’an prochain, tout enseignant pourra se voir imposer deux heures supplémentaires sans possibilité de refuser - au lieu d’une seule jusqu’ici : comment dégager du temps pour animer des activités hors classe, alors que le temps de travail d’un enseignant en lycée est estimé à 43 h / semaine ?

Ayant pesé le pour et le contre, les enseignants de mathématiques du lycée Prévert ont décidé de prendre une mesure de santé publique.
Santé de leurs élèves : ne pas entretenir la schizophrénie parmi eux en déclarant les mathématiques à la fois joyeuses et sélectives.
Leur propre santé ensuite, épargnant leur peu de temps libre pour tenir jusqu’à une retraite incertaine.
En conséquence, il n’y aura ni rallye mathématique, ni semaine des mathématiques au lycée Prévert en ce mois de mars 2019.

Ci-joint le texte complet d’explication, avec liens vers les informations contextuelles : le rallye math, la semaine des math, la 2e heure supplémentaire, et le temps de travail d’un enseignant.

motion semaine maths 2019

https://actu.fr/normandie/pont-audemer_27467/a-pont-audemer-profs-lycee-prevert-boycottent-rallye-mathematique_21850661.html

MISE A JOUR DU 27 MARS

Le nombre de professeurs principaux démissionnaires a été porté à 22.

Portes-ouvertes du 23 mars :
Nous avons diffusé près de 450 tracts ce matin aux grilles du lycée Jacques Prévert aux parents et futurs lycéens lors de la matinée portes-ouvertes. Des dizaines de discussions avec les parents pour décrypter les slogans faciles, formules creuses et mensonges de Blanquer et dénoncer une réforme bâclée, illisible et injuste.

Ci-dessous, un lien vers un article de Paris Normandie sur notre intervention lors de la journée "portes ouvertes" de samedi :
https://www.paris-normandie.fr/region/les-enseignants-toujours-mobilises-au-lycee-prevert-de-pont-audemer-KK14788288

Conseil d’administration du 26 mars :
L’occasion de revenir sur la note du ministère en date du 6 mars dernier (voir notre déclaration en pièce-jointe) permettant aux chefs d’établissement de ne pas respecter les voeux des élèves pour leurs enseignements de spécialité (spécialités déterminantes pour les poursuites d’étude et l’obtention du baccalauréat, chaque spécialité conservée en terminale comptant pour 16% de la note finale du bac).
Ce courrier vient démentir les belles paroles de Blanquer sur le "libre choix" des élèves. Une hypocrisie de plus que le ministère aimerait nous faire endosser puisque ce même courrier prévoit qu’il reviendra aux professeurs réunis au conseil de classe de départager les élèves si nécessaire.
Nous avons averti le conseil d’administration qu’il y avait des limites à tout et que nous ne laisserons pas faire.

declaration_choix_specialites
tract_23_mars_2019

Collège Le Cèdre à Canteleu :

Pour protester contre les baisses constantes de moyens en heures postes, et la hausse régulière des effectifs par classe, les élus au CA ont voté contre la DHG proposée (15 contre - 3 abst - 4 pour). Cette année encore, le collège perd 7 heures postes et voit sa dotation augmenter de 4 HSA. La totalité des élus du personnel ont d’ores et déjà annoncé qu’ils boycotteraient la suite des travaux, refusant de cautionner cette attribution de moyens qui pénalise les élèves, surtout les plus fragiles.

Motion Collège Le Cèdre - Canteleu
Tract St-Valéry-en-Caux

Lycée Georges Brassens de Neufchâtel-en-Bray :

Les collègues sont très inquiets pour l’avenir du lycée. La DHG pour la rentrée 2019 entraîne la suppression de deux classes. Voici la motion lue par les enseignants en CA :

Motion Lycée Neufchâtel-en-Bray

Lycée Marc Bloch de Val de Reuil :

Avec 75% de grévistes jeudi 24 janvier (36 sur 48 collègues attendus), la mobilisation n’a jamais été aussi forte à Marc Bloch. Nous avons attaché la banderole sur la grille du lycée et le chef accepte que nous la laissions jusqu’aux vacances.

Jeudi après-midi, nous étions une quinzaine de collègues au lycée pour discuter d’autres actions à mener.
Plusieurs décisions ont été prises :
- retrait des notes de pronote (c’était en discussion depuis un moment mais comme au collège Montaigne voisin, les collègues l’ont fait, ça va suivre au lycée)
- sans doute démission des professeurs principaux avant les vacances (pas tous mais 70% d’après le dernier sondage)
- aller dans les collèges du secteur pour rencontrer les profs et essayer de mobiliser pour la grève du 5
- organisation d’une soirée au lycée le mardi 5 février lors de la réunion parents-profs principaux de seconde
- présence sur le marché pour essayer de rencontrer des parents qui ne se déplaceront pas au lycée
- création d’un badge "lycéens en danger" à porter lors des rencontres avec les parents

Lors du CA du jeudi 31 janvier : rejet de la DHG (13 contre, 2 abs et 3 pour) et vote d’une motion (15 pour et 3 abs).

Collège Braque à Dieppe :

Nous avons déposé auprès de notre principal un préavis de grève pour le jeudi 17 janvier, pour protester en particulier contre la suppression d’une classe en 3e (prévision de structure pour la rentrée 2019), ce qui porterait les effectifs à 27-28 (5e suppression en 3 ans).
A cela s’ajoutent :
- une inquiétude sur les conditions d’enseignement et les limites de l’inclusion, plus prégnante encore depuis septembre ;
- une interrogation sur la possibilité d’un retour en ZEP, en partenariat bien sûr avec les écoles rattachées au collège, scandaleusement sorties du réseau en 2015.
D’autres actions en cours d’élaboration : banderoles, presse, pétitions avec les fédérations de parents, "happening" dans la cour, etc.

MISE A JOUR AU 17/01

La grève du jeudi 17 janvier a été extrêmement suivie : 98% d’enseignants, 98% de la vie scolaire et 1 agent grévistes. Une délégation de collègues s’est rendue à l’AG organisée dans l’école voisine, anciennement REP. L’équipe a pu avoir de nombreux échanges avec les parents : point sur la situation locale, élargissement aux problématiques liées aux réformes des lycées et annonce de la grève du jeudi 24/01. Le maire et le député, Sébastien Jumel, étaient présents, tous deux désireux de défendre l’éducation. Puis un rassemblement a eu lieu devant le collège.

Plusieurs actions ont été décidées lors de cette journée : école sans élèves dès demain, collège sans élèves, réunion d’information organisée par les parents, blocage festif du pont dieppois samedi 02 février. Des actions régulières continueront à être organisées.

Lycée Sembat à Sotteville-lès-Rouen :

Toujours fermement opposés à la réforme du lycée et déterminés à proposer à leurs élèves des spécialités "littéraires" (LCA, Humanités, etc.) dont ils sont privés, les personnels du lycée, avec leurs élèves, cesseront le travail ce matin et manifesteront un livre à la main pour montrer qu’à Sembat aussi, on aime la culture !
Concernant la DHG, elle est en hausse à cause de la hausse des effectifs. Mais le nombre d’heures postes est néanmoins en baisse et ce sont bien les HSA qui sont censées permettre d’assurer les enseignements.

Seuls cinq des sept enseignements de spécialité normalement implantés partout seront offerts aux élèves. Après plusieurs motions unanimes, blocages et manifestations en décembre, les élèves, les enseignants et les parents sont de nouveau mobilisés pour une grande photographie, un livre à la main afin de montrer que les élèves à Sembat aussi aiment lire et ont droit de choisir leurs enseignements de spécialité. Ils sont reçus en audience au Rectorat le 17/01.

MISE A JOUR SUITE AUDIENCE DU 17/01
Toujours fermement opposés à la réforme du lycée et déterminés à proposer à leurs élèves des spécialités « littéraires » (LLCE, Humanités, etc.) dont ils sont privés, les personnels du lycée, avec leurs élèves, ont fait une action un livre à la main pour montrer qu’à Sembat aussi, on aime la culture !
Concernant la DHG, elle est en hausse à cause de la hausse des effectifs. Mais ce sont bien les HSA qui sont censées permettre d’assurer les enseignements. Reçus en audience le 17/01 au rectorat avec des parents d’élèves, les élus enseignants ont pu redire leur opposition aux réformes du lycée et du bac et expliquer pourquoi, en attente de l’abrogation et pour corriger (un peu) les inégalités territoriales qu’elles accentuent et ils réclament ces spécialités. Pas de fin de non recevoir à leur requête, mais "le recteur tranchera". Néanmoins, les représentants du recteurs ont insisté sur le besoin d’apprendre à nos élèves la "mobilité" en changeant de lycée et l’importance d’aller suivre des enseignements dans différents lycées pour "mutualiser" les moyens. Nous avons bondi en pointant tous les problèmes techniques et tout l’inconfort des élèves et des personnels avec de telles mesures.

Collège Victor Hugo de Rives en Seine :

Nous sommes à la limite des seuils académiques sur les niveaux 6e et 5e (28 e/c sans ULIS et 28,4 et 28,6 avec les ULIS). Cette année des heures avaient été données pour les 6e avec la promesse de vigilance sur cette cohorte. Or, rien n’a été fait, les collègues veulent donc réclamer deux classes supplémentaires.
Un arrêt de travail est prévu, la presse sera alertée.

Lycée le Corbusier à Saint Étienne du Rouvray :

Les collègues du lycée Le Corbusier à Saint Etienne du Rouvray ont été reçus en audience jeudi dernier. Ils s’inquiètent pour la survie du lycée, vu la faiblesse des effectifs sur le pré-bac général et technologique (30 élèves en 2nde, une trentaine en premières (divisés entre S et STI) et idem en terminale) et voulaient au moins une spécialité supplémentaire. Le rectorat campe sur la conformité des spécialités aux séries préexistantes, contredisant la propagande ministérielle d’un "nouveau lycée" et de "liberté de parcours" offerte aux élèves. Concernant les difficultés du lycée, le rectorat incite les collègues à faire eux-même la promotion du lycée dans les collèges du secteur, faisant ainsi porter sur leurs épaules la responsabilité de la faiblesse des effectifs.

Collège Jacques Brel à Beuzeville :

Pour protester contre les classes surchargées, les collègues du collège Jacques Brel de Beuzeville ont entamé hier un mouvement de grève dans la durée. Chaque jeudi jusqu’à la fin de l’année, deux collègues seront en grève et resteront sous un barnum, devant le collège, pour informer les parents des conditions d’étude de leurs enfants. Ils font signer une pétition qui a recueilli plus d’une centaine de signatures dès le premier jour.
Ils demandent un plafonnement des effectifs à 24 élèves par classe et sont déterminés à se faire entendre par le DASEN.
https://actu.fr/normandie/beuzeville_27065/les-professeurs-installent-piquet-greve-devant-college-beuzeville_20755929.html

Les collègues ont mis en place une pétition pour exiger des effectifs raisonnables : https://www.change.org/p/24-élèves-par-classe

Lycée Camille St-Saëns de Rouen :

Le proviseur a d’ores et déjà annoncé qu’il n’y aurait aucun dédoublement pour sauver les LV3 et le latin, pourtant proposés depuis de nombreuses années. Les enseignants ne savent pas encore dans quelle mesure cette annonce sera suivie pour les sciences qui ont besoin de ces dédoublements et pour la spécialité NSI. Les collègues débattront de tout cela lors d’une heure d’information syndicale prévue très prochainement.

Les enseignant-e-s élu-e-s au Conseil d’Administration ont lu la motion suivante lors du CA du lundi 04 février.

Motion Lycée Camille St-Saëns

Lycée Pablo Neruda de Dieppe :

Les premiers chiffres de la DHG viennent de tomber. Pour le lycée Pablo Neruda, cela représente une diminution de 115,25h soit pratiquement 10% ! Cette diminution correspond principalement à une baisse des heures postes qui, en équivalents temps plein, représente au moins 5 postes de certifiés ! De plus, l’établissement perd une classe de terminale STI2D. Gageons que les collègues seront nombreuses et nombreux à se mobiliser contre cette saignée !

MISE A JOUR AU 22/01/2019

La proposition d’une répartition de la DHG a été présentée au lycée Neruda.

Plusieurs mauvaises nouvelles :

  • Suppression d’une demi-classe en BTS2 ET
  • Suppression d’une classe de terminale STI2D
  • Les effectifs remontent à 35 élèves par classe (alignement sur l’académie de Caen)
  • 3 suppressions de postes avec un collègue en carte scolaire
  • Des conditions de travail dégradées pour les élèves et pour les enseignants
  • Une filière STI2D qui se vide de ses élèves (effectif pour 2 classes de première STI2D au lieu de 4 cette année !)

Mais ce n’est pas fini, ce n’est que la première des 3 salves.
La seconde salve aura lieu à la rentrée 2020 avec la réforme du lycée sur le niveau terminale.
La troisième salve aura lieu à la rentrée 2020 avec une diminution drastique d’élèves en seconde (sur 6 collèges dieppois et de la zone dieppoise, il y en a 4 qui auront une classe de 3e en moins en 2019).

Collège Irène Joliot-Curie du Havre :

Cet établissement perd une classe de 6e à la rentrée 2019. Cela inquiète beaucoup les collègues.

Collège Romain Rolland du Havre :

Des heures d’ULIS disparaissent et l’augmentation du taux d’HSA va rendre très difficile la construction de la DHG car des collègues vont nécessairement perdre des heures postes.

Collège Raoul Dufy du Havre :

Devant une DHG qui présente davantage d’HSA, le chef d’établissement a fait une première proposition aux équipes pour assurer les enseignements obligatoires. Quant à la marge, il refuse de prendre la responsabilité de la mettre en oeuvre et laisse l’équipe pédagogique se battre pour savoir quel enseignement bénéficiera de l’AP, de dédoublements, de groupes (sciences, LV, ...). Dans le même temps, il indique que certains aménagements appréciés des équipes ne pourront pas être reconduits faute de moyens...

Collège Le Hameau de Bernay :

Dans cet établissement, la rentrée 2019 se fera avec une division en moins alors que le collège a déjà perdu une division il y a deux ans...

Collège de Caudebec-lès-Elbeuf :

La rentrée 2019 se fera avec une classe de 6e en moins.

Collège Maupassant de Fleury sur Andelle :

La rentrée se fait avec la même structure que l’an dernier et avec des effectifs élevés à tous les niveaux (+ de 27 en 6e et 3e hors ULIS). A cela s’ajoute une perte de 4h dans la DHG et un ratio d’HSA en hausse par rapport aux HP qui rend la répartition ingérable. L’équipe s’apprête à voter contre la DHG et demande une audience auprès de l’Inspection Académique.

Mise à jour du 2 février

Le CA a voté contre la DHG et les représentants enseignants ont lu cette motion :

motion Fleury sur Andelle - CA 31 janvier

Collège Édouard Branly de Grand-Quevilly :

Jeudi 24 janvier, les enseignants étaient massivement en grève (à hauteur de 67% !) au collège Édouard Branly pour protester contre l’enveloppe de DHG insuffisante ainsi que le nombre d’HSA inacceptable qui aurait un coût humain intolérable : la suppression de 2 postes proposée par le chef d’établissement.
C’est dans ce contexte d’une forte mobilisation que les collègues ont sollicité une audience urgente pour faire entendre leurs légitimes revendications. Sans évolution notable de la situation, l’administration prend le risque de voir le fonctionnement du collège fortement perturbé.

MISE À JOUR AU 06 FÉVRIER
La DHG a été refusée au 1er CA. Nous avons obtenu une audience à l’IA sur la question des HSA le 26/02. Nous mettrons un préavis local de grève pour ce jour-là, celle-ci ayant été votée à l’unanimité des 15 présent à la dernière Heure d’information syndicale.

motion_dhg_2019

Lycée de Saint-Valéry-en-Caux :

Malgré des effectifs constants, le lycée perd 56 heures à la rentrée 2019. Les conséquences ne se font pas attendre :
- Suppression d’une classe de Première ;
- Suppression de toutes les options pour les Secondes ;
- Moins de classes dédoublées.

Il y a 2 ans, une classe de 1re STMG fermait, suivie, l’année suivante par la fermeture d’une Terminale. L’année prochaine, c’est une classe de Première qui fermerait et donc mathématiquement une classe de terminale l’année suivante. Autrement dit, en quatre ans, quatre fermetures de classe !

Les enseignants ont élaboré un tract commun avec les deux fédérations de parents.

Tract St-Valéry-en-Caux

Collège de Yerville :

La DHG catastrophique va conduire à au moins deux suppressions de postes ainsi que de nombreux compléments de service pour placer des HSA.

Le premier Conseil d’Administration a fait l’objet d’un boycott. Les enseignants ont pris contact avec les parents et se sont mis d’accord pour voter contre la DHG lors du prochain CA.

Collège Ariane de Vernon :

L’augmentation des HSA et la perte d’une division de 4e aura des conséquences graves sur l’établissement :
- charge de travail très alourdie par la nécessité d’absorber de nombreuses HSA (sciences physiques et chimiques, français, espagnol),
- mise en danger des groupes en sciences,
- effectifs très chargés (28-29) qui posent des problèmes de sécurité (EPS, sciences) et des problèmes pédagogiques (manque de matériel en technologie, SVT, documentation ou classe partagée enter deux enseignants en histoire-géo),
- conditions de travail dégradées (compléments de service en arts plastiques, SVT - avec HSA ! -, allemand, portugais).
A cela il faut ajouter la perte de 6h pour l’atelier-relais, le manque de moyens vie scolaire.
Pour toutes ces raisons les personnels du collège demandent à être reçus en audience par M. l’Inspecteur d’Académie.

Collège Montaigne du Vaudreuil :

Pour protester contre les promesses non tenues d’accueillir les élèves de PMF dans les meilleures conditions possibles, les enseignants se sont mis en grève administrative en retirant toutes leurs notes de Pronote. Ils demandent que la DHG soit revue (perte de 19h) et que les moyens perdus lors de la suppression d’une classe de 6e en juin dernier soient rendus. Ils seront reçus en audience à la DSDEN la semaine prochaine.

Lycée Pierre Corneille de Rouen :

Les enseignants élus en CA ont lu et fait voter la motion ci-dessous.

Motion P. Corneille

Secteur dieppois :

Mobilisation samedi 2 février au matin avec 200 personnes ! A proximité du point Ango, blocage de la route organisé par la matérialisation d’une salle de classe : tableau, chaises, tables, ...
Le maire de Dieppe, Nicolas Langlois, et le député de la circonscription, Sébastien Jumel, étaient présents pour soutenir les enseignant-e-s et les parents d’élèves.

Suite aux différentes manifestations et mobilisations dieppoises, un blog a été créé afin de rendre compte des actions menées sur ce secteur. N’hésitez pas à consulter le site.

collège Francis Yard de Buchy :

Quelques nouvelles de l’action organisée à Buchy ce Mardi 5 février 2019.

Elle marque un cran supplémentaire dans une mobilisation débutée en novembre : réunion avec les parents, courriers à destination de l’IA et du Département restés à ce jour sans réponse ; et pétition organisée par les parents d’élèves.
Les revendications portent :

- sur un renforcement de l’équipe vie scolaire
- sur un poste de titulaire supplémentaire pour les agents de service qui souffrent particulièrement d’un sous-effectif
- sur les classes surchargées et la DHG 2019 qui connaît une inflation des heures supplémentaires et la suppression des 3HSA dédiées aux projets ULIS ; élèves d’ULIS qui, comme dans tous les collèges ne sont pas comptabilisés dans les effectifs…etc
Bref, vous connaissez aussi bien que moi la situation, qui pourrait être pire encore s’il y avait des suppressions de postes.

Ce mardi 5 février, un rassemblement devant le collège a été organisé, rassemblant parents d’élèves, surveillants, agents de service et professeurs.
Pas de restauration ce jour-là car les agents étaient en grève.

Journée lycées morts au Havre :

La lutte contre la réforme du lycée continue sur le bassin du Havre. Une journée "lycées morts" a été mise en place aujourd’hui, à l’appel de la FCPE et des fédérations syndicales FSU, CGT et Solidaires.

Cette journée a été un succès. Dans plusieurs lycées, les classes sont quasiment vides, ce qui témoigne du soutien des parents et élèves à notre demande d’abrogation de la réforme du lycée.

Dans le détail :

- lycée Schuman/Perret : 595 élèves absents ce matin pour 1200 inscrits, probablement plus cet après-midi. Des pancartes silhouettes affichées à l’entrée du lycée (voir photos)

- lycée Monet : 180 élèves présents pour 1000 attendus à 8h ;

- lycée Siegfried : entre 40 et 50% d’absents selon les classes ;

- lycée Prévost : plus de 500 élèves absents dès 8h ce matin. Sur l’ensemble de la journée, environ 900 absents sur 1300 inscrits ; (voir photo jointe).

D’autres modalités d’actions pour la rentrée (suppression des bacs blancs, rétention de notes, ...) sont en discussion.

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