Nous avons été privés à quelques heures de la rentrée d’un temps de concertation nécessaire à un hommage digne de ce nom à Samuel Paty, notre collègue assassiné dans l’exercice de son métier. Nous avons été sommés de retourner faire cours comme si de rien n’était, avec un protocole indigent qui ne renforce que la dégradation de nos conditions de travail, mais ne risque pas de freiner la propagation du virus tant qu’aucun allègement des effectifs ne permettra la mise en oeuvre de réelles précautions sanitaires, notamment dans les cantines où les élèves ne peuvent porter le masque.

Pour ces raisons, de nombreux collègues ont dû se mettre en grève ce matin pour préparer correctement l’hommage à Samuel Paty organisé ensuite avec leurs élèves et pour dénoncer l’insuffisance du protocole sanitaire.

Collège Texcier - Le Grand Quevilly

Tous les enseignants du collège Texcier sont en grève afin de disposer du temps nécessaire pour échanger entre collègues, temps qui avait été initialement prévu par le ministère en concertation avec les organisations syndicales. Nous pensons qu’une concertation est indispensable pour apporter une réponse cohérente à une situation tragique et complexe et permettre de préparer la nécessaire prise de parole des élèves dans un climat de sérénité.
Nous prendrons nos élèves de 10h à 11h pour préparer avec eux l’hommage national qui sera rendu à 11h à notre collègue Samuel Paty.

Collège Hector Malot - Le Mesnil Esnard

Une quinzaine d’enseignants du collège Hector Malot de Mesnil-Esnard étaient en grève aujourd’hui. Ils sont cependant tous restés au collège de 8h jusqu’après 11h pour l’hommage rendu à Samuel Paty.
Une quinzaine d’enseignants seront de nouveau en grève demain avec AG au collège à 10h.

Collège Louise Michel - St Etienne du Rouvray

Collège Alain - Maromme

80% des collègues en grève : les élèves sont rentrés chez eux.

Collège Charcot- Oissel

Nous, personnels du collège Jean Charcot de Oissel avons décidé de nous mettre en grève Mardi 3 novembre dès 8h.

Dans ce contexte de circulation intense de la COVID 19, nous estimons que les conditions sanitaires ne sont pas garanties pour notre rentrée et celle de nos élèves.
Le nombre d’élèves présents au même moment au collège (environ 450) ne permet pas de limiter les brassages dans l’établissement (couloirs, cour de récréation, cantine). Seule la mise en place de demi-groupes assurerait la réduction des contacts et le respect d’une distanciation correcte en classe.

Bien conscients que la situation sanitaire s’inscrit dans la durée et afin d’éviter la fermeture complète des établissements dans 15 jours, nous exigeons :

→ le dédoublement des classes

→ des équipements de protection (masques chirurgicaux et FFP2) gratuits pour tous les élèves et les personnels.

→ l’embauche massive de personnel pour le nettoyage des locaux et le maintien de la restauration scolaire.

Les personnels grévistes le 2 novembre 2020.

Lycée Queneau - Yvetot

Après une heure d’information syndicale, les collègues ont officiellement demandé que les effectifs soient clairement allégés. Les équipes se retrouvent demain matin en AG pour décider ou non de la grève.

Lycée Monet - Le Havre

Les collègues sont en grève pour demander des demi-groupes, seule façon dans l’urgence d’avoir des conditions sanitaires viables. La question de la reconduction de la grève est posée pour mardi matin (AG à 7h30). France 3 doit se rendre sur place ce matin si le rectorat et la direction du lycée ne cèdent pas sur leur revendication.

Lycée B.Pascal - Rouen

Refus du proviseur d’une réunion plénière lundi 2 novembre de 8h à 10h : le créneau a quand même été investi par une trentaine de collègues dont quelques grévistes. Ils ont convenu d’un hommage différé, digne, à leur manière, incluant un moment solennel commun et un temps de libération de la parole des élèves, bien au-delà de la minute de silence imposée dans chaque classe « en solitaire » qui a eu lieu ce matin à 11h.
Par ailleurs, beaucoup de discussions et d’inquiétude sur la propagation du Coronavirus dans l’établissement où le protocole sanitaire n’a pas évolué pour l’instant ; registre SST, droit d’alerte, droit de retrait massifs ont été évoqués si les nouvelles conditions sanitaires et de travail, en attente de mise en place, ne sont pas à la hauteur avec notamment le maintien des effectifs de classe en l’état.

Lycée P. Corneille - Rouen

Le proviseur a catégoriquement refusé de banaliser les deux premières heures de cours du lundi 2 novembre mais accepté la proposition d’une délégation de professeurs grévistes de faire un hommage plus solennel que la lecture de la lettre de Jaurès entre le contrôle de maths et l’explication de textes de français. C’est donc lui qui a lu la lettre aux élèves réunis en deux vagues dans la cour de l’établissement, protocole sanitaire oblige.

Lycée Prévert - Pont-Audemer

Plus de 60 collègues réunis ce lundi 2 novembre entre 8h et 10h malgré l’annulation de la banalisation du créneau par le proviseur qui ont construit un retour en classe digne de ce nom en hommage à Samuel Paty pour compenser la défaillance ministérielle.
Beaucoup d’inquiétude sur le plan sanitaire, notamment sur l’aération des salles qui reste problématique.

Lycée Les Fontenelles -Louviers

La proviseure a refusé catégoriquement d’autoriser les collègues à se réunir de 8h à 10h lundi 2 novembre arguant du risque sanitaire et du dispositif Vigipirate. La colère est vive et quelques collègues se sont déclarés grévistes.

Lycée Galilée - Franqueville Saint-Pierre

Plusieurs collègues ont fait le choix du droit de retrait lundi 2 novembre. Un hommage a été rendu à Samuel Paty en classe ou dans la cour.

Lycée Prévost – Montivilliers

Une trentaine d’enseignants sur le créneau 9h-10h accordé par la direction. Très grosse colère face au mépris du ministre envers la profession d’un point de vue sanitaire ou de l’hommage au collègue assassiné.
Les collègues ont proposé d’investir la journée du 9 décembre avec une demi-journée banalisée et des ateliers sur la liberté d’expression, la laïcité, les droits de l’Homme.

Lycées Maupassant/Descartes - Fécamp

Une quarantaine de collègues (sur 200 environ) ont débrayé lundi 2 novembre pour protester contre les conditions dans lesquelles s’effectue cette rentrée.