2 juillet 2019

CATÉGORIES

Retour sur la CAPA « mutations intra » des CPE du 19 Juin 2019

La CAPA des CPE de l’académie de Rouen s’est déroulée le mercredi 19 juin. Retour sur une CAPA qui illustre l’utilité du paritarisme, mais aussi une gestion ministérielle visant à développer le recours aux personnels précaires.

Quelques chiffres

73 collègues demandaient une mutation dont 9 étaient en situation de mutation obligatoire (stagiaires ou réintégrations). 36 mutations étaient prononcées dans le cadre du projet et nous avons obtenu une mutation supplémentaire, en permettant que le poste d’un collègue partant à l’étranger passe au mouvement. Au final ce sont donc 37 mutations qui sont prononcées à l’issue de la CAPA. Si l’on soustrait les 9 collègues participants obligatoires, ce sont, au final, 28 CPE titulaires qui changent de poste suite à ce mouvement, soit un taux de satisfaction de 38,36 %.

7 postes non pourvus après mouvement

Après le mouvement, 7 postes restent non pourvus... C’est une première, qui résulte de capacités d’accueil dans l’académie, beaucoup trop faibles, lors du mouvement inter. Il était tout à fait possible d’augmenter le nombre « d’entrants dans l’académie », de manière significative et de permettre ainsi aux actuels FSTG d’obtenir leur vœu 1. Le ministère ne tient compte ni des besoins réels sur le terrain, ni de la situation des collègues concernés, préférant une logique purement budgétaire, de développement du recours aux personnels précaires.

Le travail des élu-es du SNES-FSU et du SNUEP-FSU

Outre la mutation supplémentaire obtenue, nos propositions ont permis d’améliorer 8 situations de collègues qui obtenaient déjà une mutation. Ces collègues obtiennent ainsi un rang de vœu supérieur à celui du projet. Ce travail que nous menons en respectant scrupuleusement les règles du mouvement se base sur une connaissance précise du terrain et des situations. Il est indispensable pour améliorer la fluidité d’un mouvement pourtant pauvre en raison du manque de postes. C’est ce travail que le gouvernement dans le cadre du projet de loi fonction publique souhaite annihiler afin de laisser toute latitude à l’administration pour affecter dans l’opacité.

Phase d’ajustement le 10 juillet

Notre travail ne s’arrête pas là. Le 10 juillet se réunira un groupe de travail pour la phase d’ajustement. Il y sera examiné les éventuelles demandes de révisions d’affectations et la situation des TZR. Il est à noter que leur nombre se réduit comme neige au soleil, préfigurant ainsi un recours massif aux contractuels. Nous ne savons pas encore si les TZR seront affectés dès ce groupe de travail, ou comme les autres années, fin août. Les adhérents seront informés dès la fin de la réunion.

La formation des CPE mise à mal

Le Rectorat cherche à faire des économies sur le dos des personnels et la formation des CPE est clairement dans le collimateur. Il en est de même pour les missions qui visent à accompagner les collègues dans le développement de la vie lycéenne et collégienne. En effet, il s’agit, pour le rectorat, de faire assurer toutes ces tâches par une personne déchargée à mi-temps alors qu’actuellement ce sont deux collègues, l’une déchargée à temps plein et l’autre à mi-temps qui se partagent le travail. Autrement dit, mission impossible... A notre initiative, un vœu demandant le maintien des supports actuels a été voté à l’unanimité des représentants des personnels. Ces missions pâtissent là aussi de l’absence de moyens en personnels titulaires affectés dans l’académie. C’est inacceptable.

L’école n’est pas une entreprise

Notre catégorie n’est pas épargnée par la logique qui consiste à amoindrir le vivier de personnels titulaires afin de faire des économies. Le but de ce gouvernement n’est plus de résorber la précarité, mais de la développer. Le but de ce gouvernement n’est pas de favoriser le dialogue social, mais de l’anéantir. Ce gouvernement conçoit la Fonction publique et l’Éducation nationale comme des entreprises qui doivent être rentables. Cette vision est incompatible avec un exercice serein de nos missions. Aussi, nous appelons les CPE à participer aux différentes mobilisations avec l’ensemble des personnels pour sauvegarder et promouvoir le Service public d’Éducation. Nous saurons aussi, si des menaces sur nos 35 hrs devaient se concrétiser, mobiliser spécifiquement notre catégorie.

Jean-Marie Barbazanges, Juanita Curton, Natacha Pasquier, Sylvie Pelletier, Juliette Ryon, Fabrice Turquer, Commissaires paritaires CPE du SNES-FSU et du SNUEP-FSU.

déclaration