5 avril 2011

COLLÈGES/LYCÉES

Scandaleuses manipulations autour du mouvement des professeurs de STI et de technologies

Le ministère impose la fusion des mouvements de STI et de techno contre les avis du SNES , des IPR et des services du Rectorat de Rouen !

Permettre aux enseignants de STI de postuler en technologie dans le cadre des mutations intra-académique est la marque d’une régression des
conditions d’exercice du métier d’enseignant et d’une dégradation du
mouvement des personnels : c’est entériner la disparition des disciplines
de STI et mépriser les qualifications, c’est priver les enseignants de STI d’une véritable possibilité de formation ou de changement de discipline en connaissance de cause , c’est bloquer les mutations des enseignants de
technologie et celles de ceux qui se sont engagés dans un protocole de reconversion ces dernières années ...

Le ministère persiste donc dans l’improvisation et la précipitation avec
pour ligne de mire la liquidation de l’enseignement technologique ! Après
le laminage des séries STI , c’est au tour des personnels de passer à la moulinette d’un mouvement dont les règles changent dans le secret des
cabinets ministériels au mépris de toutes les règles du paritarisme. A 7
jours de la fermeture du serveur , comment les enseignants de STI
pourraient-ils se déterminer en l’absence de toute information ? Comment
pourraient-ils mesurer toutes les conséquences d’une telle décision quant à
leur carrière et leur avenir professionnel ?

Ce lundi 4 avril à 18h , Le Snes a obtenu du Rectorat un compromis
acceptable : pour tous les enseignants de STI volontaires, il y avait la
possibilité de candidater en technologie pour une affectation à titre
provisoire, après avis de l’inspection. Aussi les collègues conservaient-ils leur poste et leur ancienneté, ce qui donnait à leur décision un caractère réversible... Si un collègue de STI participe au mouvement de technologie dans les conditions imposées par le ministère, il perd du même coup son ancienneté de poste, son poste s’il en avait encore un et sa possibilité de revenir facilement en lycée si des besoins apparaissent en STI2D.Le même jour,à 19 h , le ministère s’oppose aux décisions actées en groupe de travail par les représentants syndicaux, les IPR de STI, Mrs Szmata et Terzi, le secrétaire général et la chef de la DPE.

Le ministère prouve, une fois de plus, que la mise en place de la réforme STI2D est une arme pour détruire des postes,et mettre à bas les qualifications comme les statuts dans l’Education Nationale.

Claire Guéville, Christophe Noyer, Eric Puren