10 décembre 2018

COLLÈGES/LYCÉES

Session 2019 du Baccalauréat : le SNES-FSU interpelle le rectorat !

A sa demande, le SNES-FSU a été reçu fin novembre par le rectorat de Rouen au sujet de l’organisation des épreuves du baccalauréat. Au cours de cette audience, les points suivants ont été abordés :

• Les épreuves anticipées de Français :

1 – Les convocations :

- Depuis la session 2018 du baccalauréat, les oraux sont placés après les épreuves écrites afin de laisser aux candidats le même temps de préparation que dans les autres académies. Cette nouvelle organisation a entraîné un accroissement de la charge de travail des examinateurs puisque bon nombre d’entre eux se sont retrouvés convoqués dans la même période pour les oraux et les corrections des épreuves écrites. Le SNES-FSU a demandé qu’il y ait 2 viviers d’examinateurs (un pour les oraux, un autre pour les écrits).

Le rectorat n’a pas été en mesure pour la session 2018 de répondre favorablement à cette demande car le nombre d’examinateurs mobilisables en Lettres est insuffisant dans notre académie par rapport au nombre de candidats à évaluer.

- Le SNES-FSU a demandé que les examinateurs convoqués pour les oraux soient dispensés de surveillance d’examen afin de disposer d’un temps suffisant pour prendre connaissance des descriptifs de texte pour préparer les oraux.

Le rectorat s’est engagé à transmettre cette demande aux chefs d’établissements.

- Le SNES-FSU a demandé que les enseignants qui font passer les oraux sur une semaine complète bénéficient d’une journée de repos au cours de cette semaine.

Le rectorat s’est engagé à satisfaire cette demande.

- Le SNES-FSU a demandé que le lieu de correction prenne en compte le lieu de résidence de l’examinateur et non celui de son affectation, afin de minimiser les temps de transport.

Le rectorat s’est engagé à en tenir compte dans la mesure du possible pour la session 2019.

2 – Les épreuves écrites :

- Le SNES-FSU a demandé que le nombre maximal de copies à corriger par jour ouvrable soit limité à 10.

Le rectorat a répondu qu’il était en mesure de répondre favorablement à cette demande.

3 – Les épreuves orales :

- Le SNES-FSU a demandé que le nombre maximal de candidats à interroger par jour soit limité à 11 (conformément aux recommandations du CHS-CTM).

Le rectorat a répondu que jusqu’à présent la limite était de 12 candidats à interroger par jour.

- Le SNES-FSU a demandé que les descriptifs de texte soient transmis plus tôt (début juin) aux examinateurs afin qu’ils aient le temps nécessaire pour en prendre connaissance.

Le rectorat s’est engagé à transmettre cette demande aux IPR.

- Le SNES-FSU a demandé que la liste des candidats bénéficiant d’un tiers temps soit donnée aux examinateurs.

Le rectorat s’est engagé à transmettre cette demande aux chefs d’établissements, en précisant que les candidats bénéficiant d’un tiers temps devaient également le mentionner aux examinateurs.

- Le SNES-FSU a demandé qu’une surveillance des couloirs soit organisée dans chaque centre d’examen afin de permettre aux examinateurs de s’absenter ponctuellement lorsqu’un élève prépare son passage à l’oral.

Le rectorat s’est engagé à transmettre cette demande aux chefs de centres.

• Les épreuves de langues vivantes :

1 – les épreuves de compréhension orale :

- Le SNES-FSU a demandé que les examinateurs puissent avoir recours à une banque académique de sujets pour l’épreuve de compréhension orale.

Le rectorat s’est dit favorable à la mise en place de cette banque. Cette demande sera transmise aux IPR.

- Le SNES-FSU a demandé que les examinateurs bénéficient d’un temps banalisé pour la préparation et la correction des épreuves de compréhension orale et que toutes les heures effectuées en plus des maxima de service soient rémunérées en HSE.

Le rectorat ne souhaite pas répondre favorablement à ces demandes car il estime que la mise en place de ces épreuves ne doit pas se faire au détriment du temps de cours des élèves et que ces épreuves font partie des tâches d’évaluation que doivent mener les enseignants.

2 – les épreuves de la série littéraire :

- Le SNES-FSU a demandé que la charge de travail soit répartie sur l’ensemble du vivier d’examinateurs mobilisables et que ces derniers bénéficient d’un délai minimal d’une semaine pour prendre connaissance des supports d’évaluation et les sélectionner.

- Le SNES-FSU a demandé que chaque centre mette à disposition des examinateurs qui le souhaitent des ordinateurs portables afin d’éviter un surcroît de travail dû à l’impression des dossiers.

Le rectorat a répondu que ces demandes doivent être faites au chef de centre et il invite les équipes pédagogiques de langues vivantes de chaque lycée à demander à leur chef d’établissement l’installation de l’équipement informatique nécessaire au déroulement des épreuves.

• Les TPE :

- Le SNES-FSU a demandé qu’il soit rappelé aux chefs d’établissement :
* qu’une commission chargée d’organiser l’évaluation des TPE doit être mise en place au sein de chaque lycée ;
* que chaque examinateur doit bénéficier d’une convocation pour l’épreuve orale ;
* que les enseignants convoqués pour les oraux de TPE doivent être déchargés de cours pendant toute la durée de la période d’interrogation.

Le rectorat s’est engagé à repréciser ces points aux chefs d’établissements.

• L’organisation des examens :

- Le SNES-FSU a demandé :
* que les stagiaires ne soient pas convoqués (sauf en cas de volontariat) ;
* que les convocations de bac soient envoyées suffisamment tôt afin de permettre de mieux répartir les tâches de surveillances ;
* qu’une consigne soit donnée aux chefs d’établissement afin qu’un enseignant en poste partagé en collège soit déchargé de cours pendant la période de correction ;
* que la publication des résultats du baccalauréat ait lieu à la même date et à la même heure que dans les autres académiques (contrairement à ce qui s’est passé en juillet 2018).

Le rectorat s’est engagé à répondre favorablement à ces demandes.